Attentat de Nice : le pape François reçoit les victimes et les familles proches

Des dizaines de familles en deuil et de victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice sont arrivées samedi matin à Rome, accompagnées de soutiens de toutes confessions, pour une audience avec le pape François.

Par DD

Parmi les 300 personnes venues à Rome par avion, 200 sont des victimes et des familles proches. Il y a également des personnes impliquées, plus ou moins directement par ce terrible évènement, et qui ont tenu à être présentes par solidarité ; parmi elles, des élus, et des agents de la ville de Nice. Trente choristes de l’opéra de Nice vont chanter l'hymne niçois "Nissa la bella".

Sont présents également des témoins de l'attentat, soit près de  250 personnes qui sont venues par leur propres moyens, notamment l'association France - Italie. A cette cérémonie, participent également des touristes venus d'Estonie, des Etats-Unis et du Maroc.

L'évêque de Nice a pris la parole, suvi par le président de la métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi.

"86 œillets de toutes les couleurs comme les 86 victimes de l'attentat " Christian Estrosi






Le pape François a  débuté son intervention par ces mots :

Je veux partager votre peine, d'autant plus vive quand je pense aux enfants, aux familles entières dont les vies ont été arrachées. 






Le pape François a insisté, avec émotion, sur le dialogue entre les religions devant les familles en deuil et les victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice. "C'est une grande émotion pour moi de vous rencontrer, vous qui souffrez dans votre corps ou dans votre âme parce qu'un soir de fête la violence vous a frappés aveuglément, vous ou l'un de vos proches, sans considération d'origine ou de religion", a dit le pape en s'adressant à eux dans le grand hall de la salle Paul VI au Vatican.

"L'établissement d'un dialogue sincère et de relations fraternelles entre tous, en particulier entre ceux qui confessent un Dieu unique et miséricordieux, est une urgente priorité", a lancé le pape François, avant de se mêler à la foule de ses victimes et des familles en deuil, pour les saluer, les étreindre et parfois les réconforter de quelques mots.


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