260 saisonniers marocains acheminés vers 3 départements dont les Bouches-du-Rhône

260 travailleurs saisonniers marocains sont arrivés en France mardi, dont 90 dans les Bouches-du-Rhône. Un protocole sanitaire très strict a été mis en place "avant, pendant, et après leur arrivée". Ils seront sur place quatre à six mois.

En décembre dernier, 300 saisonniers marocains étaient déjà arrivés dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse.
En décembre dernier, 300 saisonniers marocains étaient déjà arrivés dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. © Noémie BONNIN / MaxPPP

Les saisonniers marocains ont fait un test PCR avant leur départ dans les locaux de l'OFII à Casablanca au Maroc, puis un test antigénique à l'aéroport en arrivant en France. Ils sont désormais en "autoconfinement de sept jours chez l'employeur, avant un nouveau test", a précisé Didier Leschi, directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), en charge de cette opération. 

A la demande des agriculteurs en manque de main d'œuvre pour les récoltes à venir, les ouvriers resteront sur le sol français "quatre à six mois""Contrairement à ce qu'on pense, ce sont des métiers très techniques, explique Didier Leschi. Les travailleurs saisonniers que nous avons sont des gens qui viennent en France depuis des années et sont indispensables à notre agriculture. On ne peut pas les remplacer au pied levé. En réalité, ce sont des travailleurs qualifiés dans l'agriculture".

3e opération depuis le début de la crise sanitaire 

En décembre dernier, 300 saisonniers marocains avaient déjà prêté main forte dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. En octobre, 900 Marocains avaient été acheminés en Corse pour la récolte des clémentines.

Après la première vague de l'épidémie de Covid-19, au printemps dernier, d'autres saisonniers avaient rejoint les terres provençales. Rapidement après leur arrivée, 258 travailleurs agricoles venus d'Amérique du Sud et d'Afrique avaient été testés positifs au Covid-19 suite à l'apparition de plusieurs clusters.

Le syndicat CFDT avait alors assigné neuf entreprises agricoles et l'agence espagnole Terra Fecundis en justice, avant de perdre son procès. 

 

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