Aix-en-Provence : 6 à 25 ans de prison requis dans l’affaire Air Cocaïne jugée en appel aux Assises

Des peines de 6 à 25 ans de réclusion ont été requises lundi à l’encontre des deux pilotes de l'avion et leurs quatre co-accusés. Ils sont jugés en appel devant la cour d’assises d’appel d’Aix-en-Provence pour trafic de drogue dans l'affaire dite "Air Cocaïne".
Les deux pilotes avec leurs avocats à l'ouverture du procès en appel devant la cour d'Aix-en-Provence.
Les deux pilotes avec leurs avocats à l'ouverture du procès en appel devant la cour d'Aix-en-Provence. © Frank Muller/MaxPPP

L’affaire avait éclatée le 19 mars 2013 avec la découverte de 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne dans un avion intercepté sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana en République dominicaine, avant son décollage vers le sud de la France.

Depuis le 7 juin, Pascal Fauret et Bruno Odos tentent de convaincre la cour d'assises d'appel, composée uniquement de magistrats professionnels, qu’ils ne savaient que leur Falcon 50 transportait de la drogue.  

Après un réquisitoire souvent teinté d'ironie, l'avocat général a réclamé des peines de six à 25 ans de prison contre
les six accusés du procès en appel de l'affaire "Air cocaïne". Des peines proches de celles qui avaient été prononcées en première instance.

Des peines plus lourdes pour tous

Depuis huit ans, les pilotes clament leur innocence. Au moins espèrent-ils bénéficier du doute pour être acquittés.

Lors du premier procès qui s’était tenu pendant sept semaines en 2019, neufs personnes soupçonnées d’avoir participé à un trafic de drogue entre Saint-Tropez, la République dominicaine et l’Equateur avaient été jugées. Deux avaient été acquittées.

Les deux pilotes français avaient écopé de six ans de prison pour trafic de drogue en bande organisée. Comparaissent à leurs côtés en appel, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, les deux cogérants de la société d'aviation qui louaient le jet privé en leasing, condamnés à six ans de prison il y a deux ans. A leur encontre, l'avocat général requis des peines de huit ans.

Remis en liberté en 2019

Les quatre hommes avaient été remis en liberté en mai 2019, dans l'attente de ce procès en appel.

Dans le box également, Ali Bouchareb, le commanditaire présumé.  25 ans ont été requis contre lui. Il avait déjà écopé de la peine la plus lourde en première instance, 18 ans de réclusion. Le Stéphanois purge actuellement une peine de 9 ans de prison à Lyon pour une autre affaire de trafic de stupéfiants.

Contre son chauffeur présumé, Michel Ristic, qui avait été acquitté en 2019, il a réclamé au moins 10 ans de réclusion. "Ma conviction personnelle est que tous les accusés sont coupables", a affirmé Pierre Cortes devant la cour.

Pascal Fauret et Bruno Odos avaient été condamnés à 20 ans de prison en République dominicaine où ils avaient été incarcérés 15 mois avant de fuir les Caraïbes. 

Les six accusés clament leur innocence. Ce mardi, place aux plaidoiries de leurs avocats, qui réclameront leur acquittement. La décision de la cour d'appel est attendue jeudi ou vendredi.

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