Coke en stock et jet privé : la sulfureuse affaire Air Cocaïne en appel devant les assises des Bouches-du-Rhône

Depuis ce lundi 7 juin et jusqu'au 9 juillet, la cour d’assises d’appel d’Aix-en-Provence examine en appel la très médiatique affaire « Air Cocaïne »,​ qui a éclatée en mars 2013. Les deux pilotes de l'avion et quatre autres personnes sont dans le box des accusés. 

680 kilos. C'est la quantité de cocaïne retrouvée le 19 mars 2013 dans un Falcon 50 sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana en République dominicaine. Huit ans plus tard, les deux pilotes et quatre autres personnes sont convoqués devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence pour leur renvoi en appel.

Les enjeux d'un appel attendu

Le soleil tape déjà lorsque Pascal Fauret et Bruno Odos arrivent au palais de justice d'Aix-en Provence ce matin.

En chemises blanches, les deux pilotes d'avion viennent avec un espoir : celui de prouver qu'ils n'étaient pas au courant que l'avion qu'ils avaient en charge en cette journée d'hiver 2013 contenait une énorme quantité de drogue. 

C'est surtout leur acquittement qu'ils viennent chercher, celui qu'ils n'ont pas obtenu en première instance. Au contraire, ils avaient écopé de six ans de prison chacun. 

Dans la salle d'audience aujourd'hui, une centaine de tomes de documents reflètent l'épaisseur de l'affaire. Egalement dans le box des accusés, les deux cogérants de la société d'aviation qui employait les pilotes, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus. Eux aussi seront rejugés, eux aussi ont écopés de six ans de prison. 

Ali Bouchareb comparait quant à lui après avoir été condamné à 18 ans de réclusion en 2019. Il est le commanditaire présumé de ces centaines de kilos de stupéfiants. Soupçonné d'être un de ses proches, Michel Ristic comparaît aussi. Lui avait été acquitté en première instance. 

Ces six accusés encourent tous jusqu'à trente ans de réclusion criminelle. 

Deux absents pointés du doigt

Deux personnes ne sont cependant toujours pas jugées en France dans cette affaire : les deux passagers du jet privé, Nicolas Pasapia et Alain Castany. Simplement appelés en tant que témoins, leur absence a donné lieu à une demande de renvoi par les avocats de la défense, celle-ci a été rejetée. 

Pasapia et Castany ont cependant chacun été condamné à vingt ans de prison en République dominicaine. Les deux pilotes aussi avaient écopé de la même peine dans ce pays. Ils y ont d'ailleurs été incarcérés 15 mois... avant une évasion spectaculaire en 2015. 

À Aix, le fond de l'affaire démarrera demain devant les sept magistrats professionnels de cette cour d'assises spéciale, avec l'examen de la personnalité d'Ali Bouchareb, suspecté d'être le cerveau de l'affaire.

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