Aix-en-Provence : Maryse Joissains condamnée à un an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

Publié le Mis à jour le
Écrit par Ludovic Moreau
Maryse Joissains, le 14 mai dernier, à son arrivée au tribunal de Montpellier.
Maryse Joissains, le 14 mai dernier, à son arrivée au tribunal de Montpellier. © PASCAL GUYOT / AFP

Un an de prison avec sursis, 10 ans d'inégibilité. Le tribunal correctionnel de Montpellier vient de condamner la maire d'Aix-en-Provence pour favoritisme. Maryse Joissains-Masini avait promu indûment son chauffeur et fourni des emplois de complaisance. L'élue LR va faire appel de cette décision.

Ce matin, le tribunal correctionnel de Montpellier a rendu son jugement dans l'affaire de "détournement de fonds publics" et "prise illégale d'intérêts" à la mairie d'Aix-en-Provence. Maryse Joissains-Masini, maire LR d'Aix-en-Provence, est condamnée à un an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité. Le tribunal reproche à Maryse Joissains-Masini d'avoir promu indûment son chauffeur, Omar Achouri, et fourni des emplois de complaisance à des proches.

C'est tellement énorme, incongru, grotesque!


a réagi l'élue en apprenant le jugement. Maryse Joissains a décidé de faire appel pour "laver son honneur".
 

Des délits "parfaitement caractérisés"

Le 14 mai dernier, lors de son réquisitoire, le procureur, Dominique Sie, avait requis 18 mois de prison dont 9 mois ferme, il avait estimé "parfaitement caractérisés" les délits de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts A la suite du jugement du tribunal, l'avocat de l'élue, maître Mario-Pierre Stasi, a déclaré à nos confrères de l'AFP, qu'il allait "immédiatement interjeter appel" du jugement qu'il a qualifié de "très dur".
 

Une collaboratrice pour la cause animale

Maryse Joissains-Masini avait été mise en examen en 2014, notamment pour l'embauche d'une collaboratrice chargée de la maltraitance animale, la promotion éclair de son chauffeur et deux emplois pour les enfants de ce dernier. Dans cette affaire, le tribunal correctionnel de Montpellier a prononcé la relaxe, à l'encontre du fils du chauffeur, Christophe Achouri. Le parquet avait requis 12 mois de prison dont 6 mois ferme et une interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant 5 ans. Il était accusé de "concussion" pour avoir bénéficié d'emplois de complaisance au sein de structures sportives où, selon l'enquête, il aurait "brillé" par son absence.

Reportage : Jean-François Giorgetti, Martine Morand, Maryse Dumas

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