Centrale de Gardanne: le tribunal d'Aix-en-Provence ordonne la fin de l'occupation

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Écrit par Emilie Mechenin
Les manifestants qui risquent de fortes amendes se défendent d'occuper le site A. POITEVIN / FTV
Les manifestants qui risquent de fortes amendes se défendent d'occuper le site A. POITEVIN / FTV © A. POITEVIN / FTV

Après une semaine de présence, salariés et anciens salariés vont devoir évacuer la centrale à charbon, l'une des dernière en France. Sa fermeture prévue pour 2022 s'accompagne de la suppression d'une centaine de postes. La direction avait décidé de porter plainte.

Le tribunal d'Aix-en-Provence a tranché : les grévistes doivent quitter les lieux "sous peine d’astreinte de 2.000 euros d’amende par jour et par personne" en cas de non exécution. Depuis le mardi 12 octobre un groupe de salariés et d'anciens salariés se sont installés dans la centrale à charbon, pour protester contre les suppressions d'emplois.

"C'est une décision de justice, on n'a pas à s'exprimer dessus" a réagi, Nadir Hadjali, de la CGT. Il conteste le terme d'occupation,"on va continuer de tenir le piquet de grève."

De son côté la direction de GazelEnergie dénonçait une "intrusion", puis une "occupation". Elle avait décidé de porter plainte auprès du tribunal d'Aix-en-Provence. Six salariés ont ainsi été convoqués vendredi 15 octobre.

98 postes menacés

La centrale thermique de Gardanne est une des quatre dernières centrales à charbon françaises. Sa fermeture est programmée pour 2022 en raison de leur impact négatif pour le climat.

L'unité de biomasse qui la remplace et dans laquelle ont été investis quelque 300 millions d'euros représente environ 80 emplois directs, selon GazelEnergie.

De son côté la CGT réclame une table ronde sous l'égide du préfet et défend "une mise en sécurité" du site, classé Seveso.

"Nous demandons la réintégration de la trentaine de salariés qui ont déjà été licenciés, pour faire fonctionner la biomasse", a expliqué Nicolas Casoni, de la CGT, qui réclame un plan de reconversion préservant tous les emplois.

Fin juillet, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait validé le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) : 98 postes sur 154 doivent être supprimés.

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