Elections régionales : un proche de Jean-Marie Le Pen sur les listes du FN

Marignane, le 25 mai 2007. Jean-Marie le Pen aux côtés de Gérald Gérin. / © THOMAS BERNARDIN/WOSTOK PRESS.
Marignane, le 25 mai 2007. Jean-Marie le Pen aux côtés de Gérald Gérin. / © THOMAS BERNARDIN/WOSTOK PRESS.

Gérald Gérin, un très proche de Jean-Marie Le Pen, sera sur la liste FN des Bouches-du-Rhône pour les régionales en PACA, derrière Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste régionale et petite fille du co-fondateur du Front national. 

Par Laure Bolmont

Gérald Gérin, un très proche de Jean-Marie Le Pen, sera sur la liste FN des Bouches-du-Rhône pour les régionales en PACA, où figure Marion Maréchal-Le Pen, selon l'AFP. 
Gérald Gérin, longtemps assistant personnel de Jean Marie Le Pen, était déjà conseiller  régional sortant en PACA. Il est aussi assistant accrédité de la vice-présidente du FN, Marie-Christine Arnautu, au Parlement européen ce qui signifie qu'il est basé à Bruxelles, Luxembourg ou Strasbourg.
Il accompagne régulièrement le co-fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, exclu depuis mi-août, lors de déplacements.


Information confirmée par l'entourage

Gérald Gérin a aussi été mis en cause par Médiapart qui le soupçonne d'"être le prête-nom pour Jean-Marie Le Pen d'un compte bancaire" qui serait caché en Suisse et qui a fait l'objet d'un signalement de Tracfin à la justice en avril.
La présence de Gérald Gérin sur la liste du "13" a été confirmée dans l'entourage de la chef de file régionale, sans qu'il ne soit précisé si c'est en position éligible ou non, sur cette liste menée par le sénateur-maire FN du 7ème secteur de Marseille, Stéphane Ravier.
Jean-Marie Le Pen et sa petite-fille s'étaient vus vendredi lors de la dernière session du Conseil régional de PACA à Marseille pour discuter. Après avoir un temps laissé planer une menace de candidature dissidente, il avait apporté officiellement son soutien à Marion Maréchal-Le Pen.
Jean-Marie Le Pen avait présenté à sa petite-fille les conseillers régionaux sortants. Une moitié d'entre eux est partie cet été dans une fronde, accusant la députée du Vaucluse de ne pas les inclure sur ses listes, et rejetant certains ralliements, tels ceux d'Olivier Bettati ou de Philippe Vardon dans les Alpes-Maritimes. Certains figureront sur les listes dissidentes du député-maire d'Orange (Vaucluse), Jacques
Bompard.
Contrairement aux conseillers régionaux FN sortants frondeurs, "Gérin a été discret, il n'est pas monté au créneau. Sur l'ensemble des dix, il a eu le comportement le plus correct", justifie un responsable FN local.
Plusieurs sources locales frontistes admettent pourtant, pour Gérald  Gérin, une activité limitée au Conseil régional, alors que ces mêmes sources expliquaient l'éviction d'un certain nombre de conseillers régionaux sortants des listes par leur non-investissement dans cette institution.

"Pas au courant"

Gérald  Gérin a indiqué à l'AFP qu'il n'était pour l'instant "pas au courant" de sa présence sur la liste FN régionale. "C'est vrai que je suis très proche de Jean-Marie Le Pen, mais je ne pense pas que c'est
la raison de Marion pour m'avoir repris. Le seul canton remporté aux départementales

(ndlr: en mars 2015) dans les Bouches-du-Rhône, c'est le mien", a souligné Gérald Gérin,
qui a rappelé ne pas avoir voulu, "contre l'avis de Jean-Marie Le Pen", s'y présenter pour ne pas trop cumuler les activités.
(AFP)

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