Marseille: 5e rencontres internationales des cinémas arabes

Le Roman algérien est une vidéo de Katia Kameli. Elle est pensée comme une immersion dans l’histoire Algérienne, et dans la mémoire des hommes au travers d’une collection d’images. Le film se déroule rue Larbi Ben M’Hidi, à Alger, où Farouk Azzoug et son fils tiennent un kiosque nomade et vendent de vieilles cartes postales et des reproductions d’archives photographiques. / © Katia Kameli - AFLAM
Le Roman algérien est une vidéo de Katia Kameli. Elle est pensée comme une immersion dans l’histoire Algérienne, et dans la mémoire des hommes au travers d’une collection d’images. Le film se déroule rue Larbi Ben M’Hidi, à Alger, où Farouk Azzoug et son fils tiennent un kiosque nomade et vendent de vieilles cartes postales et des reproductions d’archives photographiques. / © Katia Kameli - AFLAM

Aujourd'hui s'ouvrent les 5e rencontres internationales des cinémas arabes à Marseille mais aussi à Martigues et à La Ciotat. Une édition, sans thématique cette année, qui interroge l'actualité et l'histoire contemporaine du monde arabe. 

Par Marie Bail

Cette année, le festival présente les dernières productions de cinéastes du monde arabe mais aussi de réalisateurs internationaux abordant des sujets contemporains: l'Etat Islamique, la situation des yézédis en Irak mais aussi des thèmes d'un passé pas si lointain comme la guerre civile libanaise et les enjeux de la réconciliation.

Comme pour les années précédentes, un cinéaste est mis à l’honneur. Il s’agit d’Ahmed Bouanani, réalisateur marocain décédé en 2011. Dans son oeuvre surgissent l’intérêt pour le passé et sa transmission. Un de ses courts-métrages, Mémoire 14 (1971), est un montage d’images tirées des archives coloniales du Centre Cinématographique Marocain. Le film se veut un récit du Protectorat Français au Maroc, vu par les mémoires nourries de mythes des Marocains.

Petit plus de cette année: les webséries. Le festival propose une sélection diffusées depuis quelques années sur Internet. Elles sont portées par des créateurs qui investissent le web… ou s’y réfugient quand la censure de leurs pays les empêche de s'exprimer. Ce format ose aborder des sujets que la plupart des médias arabes évitent, ou censurent: entre conversations politiques, moqueries du radicalisme ou encore des questions sur la sexualité et les tabous.

© AFLAM
© AFLAM


En coproduction avec le Mucem et en partenariat avec plusieurs lieux de diffusions et de nombreuses associations, les Rencontres proposent au public une trentaine de
séances à Marseille et dans plusieurs villes de la Régio.

Quarante-deux films de fiction et documentaires ont été sélectionnés pour cette édition qui commence ce soir et se poursuit jusqu'au dimanche 26 novembre.

Le programme est à retrouver ici

 

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