Marseille : deux bébés morts inversés lors de la crémation à Aubagne

Samantha Vallauri avec sa petite fille Lana. / © @Samantha Vallauri
Samantha Vallauri avec sa petite fille Lana. / © @Samantha Vallauri

Samantha a accouché de jumelles le 19 février à Marseille. Des bébés prématurés. L'une d'entre elle meurt 5 jours plus tard. Hier, sur la route de retour du crematorium, les pompes funèbres lui annoncent que ce n'était pas son bébé dans le cercueil. Il y a eu une erreur à l'hôpital de la Timone.

Par Karine Bellifa

"J'ai l'impression de vivre dans un autre monde", raconte choquée Samantha. Jointe par téléphone, la jeune mère nous explique avoir a du mal à comprendre ce qui s'est passé. Hier matin, elle se rend au crématorium d'Aubagne à 8h comme convenu pour assister à la cérémonie d'incinération de sa petite Kyana. Elle ne veut pas voir la mise en bière. Trop dur de revoir le corps de son bébé de 5 jours, l'un de ses jumelles nées prématurément et qui était trop faible pour survivre.

Recueillement devant le cercueil

Accompagnée de son conjoint, de sa mère, de sa famille, Samantha touche le petit cercueil qu'elle a choisi. La mère de 20 ans se recueille une heure puis, après la crémation, reprend la route vers l'hôpital de la Conception à Marseille pour voir son autre petite fille Lana qui est toujours hospitalisée.

Ne venez pas récupérer les cendres cet après-midi, ce n'était pas votre petite fille dans le cercueil.


Le coup de fil des pompes funèbres la laisse interloquée. Sa mère la voit blanchir et ne comprend pas. Samantha répète ce que vient de lui dire l'employé des pompes funèbres. Sur la demande de sa mlère elle le rappelle et se voit confirmer : "on s'est trompé de défunt". Après une rapide vérification, il semblerait que l'inversion de bébé se soit faite à la chambre mortuaire de l'hôpital de la Timone à Marseille. L'hôpital de La Timone reconnaît son erreur, "une défaillance dans l'application des protocoles d'identito vigilance", explique la direction dans un communiqué. Une enquête interne est en cours pour comprendre comment "une aussi grave erreur a pu se produire".

Je n'en dors plus, je suis choquée de m'être recueillie devant un bébé qui n'était pas le mien.


Samantha est en colère. Elle pense aussi à "la famille d'en face" comme elle l'appelle, qui elle ne pourra pas se recueillir devant le corps de son enfant. Elle a appris que cette famille allait porter plainte contre l'hôpital de la Timone.

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