"C'est pas la France ", des centaines de personnes manifestent contre l'extrême droite à Marseille à l'appel de la CGT

A dix jours du premier tour des élections législatives anticipées, plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre le Rassemblement national ce jeudi, à Marseille, à l'appel de la CGT.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce jeudi matin dans le centre-ville de Marseille à l'appel de la CGT qui vient de donner (au niveau national) une consigne de vote précise pour la première fois de son histoire, en faveur du Nouveau Front Populaire. "Les travailleurs ont besoin de se faire entendre plus que jamais", précise la tête de cortège. 

Marine, 27 ans, est descendue dans la rue pour "éviter l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir, si on ne le fait pas maintenant, après, ce sera trop tard". Sous une pancarte qui dit "Ma France à moi, c'est pas la leur", reprenant la chanson de la rappeuse Diam's, la jeune femme explique : "elle l'a dit en 2005 et c'est exactement ce qui est en train de se passer, c'est pas la France, pas un état que j'ai envie de défendre".  

"Chaque voix compte"

"Front populaire contre le Fascisme", a écrit Eva sur la pancarte qu'elle porte autour du coup. "Si le RN passe, il n'y aura plus du coup de possibilités de liberté d'expression, estime la jeune femme, employée dans la coopération internationale dans le secteur culturel, on a déjà vu par le passé, et dans notre pays, qu'une fois que l'extrême droite est au pouvoir, elle verrouille les droits pour tout le monde". Elle veut convaincre de l'importance d'aller voter, parce que "chaque voix compte".

Pas de pancarte pour Jean-Édouard, qui manifeste en musique avec son trombone/ Mais il partage les mêmes craintes pour l'avenir. "Ça me fait peur parce que chaque fois que le Front national a pris le pouvoir s'est très mal fini pour tout le monde". 

"Les idées d'extrême droite ne seront jamais du côté des travailleurs" affirme une grande banderole dans le cortège, où différents secteurs hors culture sont également représentés pour porter des revendications sociales. À dix jours des Législatives anticipées, la CGT appelle à voter pour le Front populaire pour défendre le progrès social.

Défendre le progrès social 

Olivier Mateu, le secrétaire général de l'UD CGT 13 renvoie dos à dos Emmanuel Macron et Jordan Bardella, "l'original et la copie". Il faut selon lui que les électeurs se mobilisent pour "envoyer des gens à l'Assemblée qui s'engagent très clairement à porter autre chose que ce qui s'est fait jusqu'à maintenant". Sans pour autant donner un blanc seing à "une majorité qui se revendique progressiste". "Il faut tirer les leçons du passé, que chacun reste à son poste de combat et surtout qu'on ne laisse plus personne décider à notre place".

Samedi 15 juin, entre 12 000 et 80 000 personnes avaient déjà manifesté à Marseille, à l'appel de syndicats, d'associations et du Nouveau Front Populaire, l'alliance des principaux partis de gauche. D'autres mobilisations sont annoncées d'ici au premier tour de scrutin des Législatives anticipées, le 30 juin prochain.

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