Carnaval de Marseille : la Ville de Marseille porte plainte pour dégradations

Le maire de Marseille n'a réagi que par un tweet à la polémique soulevée par le carnaval sauvage organisé dimanche dans les rues de la ville. Ce sont les adjoints à la Culture à la Sécurité qui se sont exprimés ce lundi pour la majorité municipale lors d'une conférence de presse. 

L'adjoint à la Culture et l'adjoint en charge de la Tranquilité publique en conférence de presse.
L'adjoint à la Culture et l'adjoint en charge de la Tranquilité publique en conférence de presse. © Frédéric Renard/FTV

Le maire de Marseille avait exprimé sa colère dans la soirée de dimanche, bien après la dissolution du carnaval non autorisé qui a rassemblé 6.500 personnes. "L’attitude égoïste de quelques irresponsables est inacceptable ! Ils devront répondre de leurs actes devant la justice," a tweeté Benoît Payan.

Ce lundi matin, sur son compte Twitter, la première adjointe (coalition de gauche) en charge de la Santé Michèle Rubirola a appelé les carnavaliers à se faire dépister. "Pas assez de lits de réanimation ni de vaccins: aucune manifestation en plein air ne doit s'affranchir du strict respect des gestes barrières", a-t-elle estimé par ailleurs.

Sur la toile comme dans les médias traditionnels, pas d'autres réactions des membres de la majorité municipale jusqu'à la conférence de presse improvisée dans en milieu après-midi devant l'Hôtel de Ville par Jean-Marc Coppola, adjoint à la Culture et Yannick Ohanessian, adjoint en charge de la Sécurité. 

"Ce qui s'est passé hier est évidemment inexcusable, a déclaré Yannick Ohanession, les efforts collectifs consentis depuis un an passent inévitablement par la responsabilité individuelle de chacune et chacun." "Nous pouvons comprendre que dans cette période de stop and go, de confinement, de couvre-feu, la période soit difficile". 

Concernant les dégradations, Yannick Ohanessian a annoncé que la ville de Marseille avait déposé plainte ce lundi matin pour que les auteurs soient punis. Et les organisateurs ? Pour l'adjoint à la sécurité, cela relève de la préfecture de police. Il reconnaît que les autorités étaient bien au courant que ce carnaval se tiendrait malgré l'interdiction. 

"Il faut mesurer à travers cela l'état de frustration aujourd'hui de Français et Françaises, particulièrement des plus jeunes, a renchéri Jean-Marc Coppola."Jusqu'à maintenant c'était plus ou moins caché, hier c'était dans la rue", a-t-il ajouté.

Cela n'excuse pas l'imbécilité des gestes irresponsables qui desservent tous les efforts que nous pouvons faire (...) pour rouvrir les lieux culturels. 

J-M. Coppola, adjoint à la Culture

"Que le gouvernement mesure aussi que le confinement, le reconfinement, l'état de frustration, l'atteinte aux libertés qu'il y a aujourd'hui dans notre pays conduit à cela".

Sur la question de savoir si les forces de l'ordre auraient dû intervenir plus tôt, Yannick Ohanessian a répondu : "C'est une manifestation qui a démarré véritablement aux alentours de 14h45 et puis les choses sont montées crescendo" tout en regrettant "qu'il n'y avait pas de port de masques ou très peu de port de masques, les gestes barrières pas respectés, la distanciation physique absolument pas respectée". 

Yannick Ohanessian a également jugé qu'il n'était pas "acceptable" que "l'irresponsabilité" de certaines personnes puisse "faire pâtir la Ville de Marseille d'un potentiel reconfinement".

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