Carnaval de Marseille : les 63 et 65 de la rue d'Aubagne pris pour une pissotière par des fêtards

La polémique n'en finit pas à Marseille au lendemain du carnaval non autorisé qui a réuni quelque 6.500 personnes dans le quartier de la Plaine. Certains ont commis des dégradations, d'autres ont uriné sur le lieu de l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne.

L'emplacement vide où les immeubles de la rue d'Aubagne se sont effondrés est devenu lieu de recueillement.
L'emplacement vide où les immeubles de la rue d'Aubagne se sont effondrés est devenu lieu de recueillement. © FTV

L'insouciance des carnavaliers marseillais défilant par milliers, souvent sans masque et sans distanciation sociale, dimanche après-midi à la Plaine a suscité l'indignation de nombreux élus. L'attitude de certains d'entre eux a également profondément scandalisé les riverains de la rue d'Aubagne toute proche. 

Selon plusieurs témoignages, des participants sont venus se soulager dans la "dent creuse", cet espace de la rue laissé vide depuis l'effondrement des immeubles des numéros 63 et 65, qui avaient fait huit morts le 5 novembre 2018. Ils ont passé les barrières qui protègent l'endroit pour aller uriner contre les murs. 

"Il y avait des jeunes, des femmes, de tout, raconte un témoin de la "profanation" de ce lieu de recueillement, il y a des limites à ne pas dépasser", "ils avaient trop bu, je pense", ajoute-t-il.   

"Je ne sais pas s'ils étaient au courant que c'est le lieu de l'effondrement mais il y a quatre personnes de la sécurité qui sont là 24h/24 depuis deux ans, s'ils n'arrivent pas empêcher quatre personnes de pisser, on se demande si c'est bien utile de les garder", interroge un autre témoin. 

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Au lendemain du Carnaval, les habitants du quartier ont eux-même entrepris de nettoyer la rue des détritus et bouteilles qui jonchaient leurs rues. 

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