Cet article date de plus de 3 ans

Cohabitation difficile entre les Marseillais et l'Action Française

Les militants de l'Action Française se sont installés dans le quartier de la Plaine, en plein coeur de Marseille. Lorsque les voisins parlent de ce groupe royalistes, ils évoquent des incivilités, du bruit, des bagarres avec les militants de l'ultra-gauche... Une ambiance tourmentée.
Du bruit la nuit, le week-end, des bagarres... beaucoup de voisins rêvent de déménager, certains le font. Maïa Simon a trouvé une grenade dégoupillée devant la porte ! En pleine nuit, elle se réveillait en sursaut à cause du bruit. Elle est partie vivre ailleurs, pour protéger ses enfants. 

Le local de l'Action Française est au n°14 de la rue Navarin, autrefois paisible. Depuis 2 ans, les affrontements entre ce groupe monarchiste et les mouvements anti-fascistes ne cessent de se multiplier. Autre problème : l'occupation de l'espace public. En novembre 2016, un rassemblement du groupe se passe dans la rue, faute de place dans le local.

Le maire de secteur réagit


Yves Moraine, maire (LR) des 6ème et 8ème arrondissements de Marseille, ne veut plus laisser ses bandes de "fous-furieux" prendre en otage les usagers de cette rue. Il a envoyé une lettre au ministre de l'intérieur pour réclamer la dissolution de ces associations politiques violentes. Il a également demandé au préfet de région d'interdire les manifestations de ces groupes.

Reportage de Marc Civallero et Marie-Agnès Peleran :


durée de la vidéo: 01 min 54
Les voisins de l'Action Française se plaignent
Intervenants reportage :
- Maïa Simon, membre du collectif de la rue de Navarin
- Patricia Timpano, présidente du C.I.Q. Notre-Dame-du-Mont Tilsit
- Yves Moraine, maire des 6è et 8è arrondissements de Marseille

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