Coronavirus : Raoult menacé par le Conseil de l’Ordre des médecins ? Absolument pas, répond l'intéressé

Le Pr. Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) à Marseille. / © GERARD JULIEN / AFP
Le Pr. Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) à Marseille. / © GERARD JULIEN / AFP

Depuis trois jours, les rumeurs vont bon train sur la possible radiation du Conseil de l’Ordre des Médecins, du Pr Raoult, fervent défenseur du traitement à base de chloroquine dont les essais clinique sont toujours très contestés.

Par Grégoire Bézie

Dans un communiqué le 23 avril, le Conseil de l’Ordre des Médecins de France a publié un sévère rappel à l'ordre à l'adresse des médecins qui appliqueraient en cette période de crise sanitaire des "protocoles de recherche clinique illégaux".

Sans directement nommer le Pr. Raoult, le Conseil de l’Ordre des Médecins semble directement viser le patron de l'IHU Méditerranée Infection, premier défenseur du cocktail hydroxychloroquine-azithromycine (HCQ-AZ), qu'il administre aux malades du Covid-19 à Marseille.

"En cette période de vulnérabilité particulière et face à l’inquiétude de nos concitoyens, leur parole (celle des médecins, ndlr) prend un sens encore plus important. Il serait inadmissible dans ce contexte de susciter de faux espoirs de guérison", détaille le communiqué

C'est comme à son habitude, sur les réseaux sociaux que le charismatique ou populiste, selon où l'on se place, Pr. Raoult a répondu, indiquant n'être "évidemment pas concerné par les menaces de l'Ordre des médecins."

"Les doses d'HCQ prescrites à l'IHU sont des doses habituelles, administrées sous surveillance. L'AZ est le traitement de référence des infections respiratoires", martelle le virologue.
Le Conseil de l'Ordre des médecins a indiqué saisir officiellement l’Agence du Médicament au sujet de "ces protocoles qui s’inscrivent en dehors de la législation en vigueur".

Cette "enquête" intervient mois de 15 jours après la visite surprise à l'IHU de Marseille d'Emmanuel Macron.

Le Président avait qualifié le Pr. Raoult, de "grand scientifique", estimant qu'il fallait que la bi-thérapie concoctée par ce spécialiste des maladies infectieuses "soit testée".

Les hôpitaux de Paris (AP-HP) ont alors annoncé le lancement d'une étude sur 900 soignants pour évaluer si les deux médicaments, hydroxychloroquine et azithromycine, étaient efficaces pour traiter le Covid-19. Ses résultats sont attendus dans environ 70 jours. 

Et pour ajouter à la cacophonie médicale ambiante, le ministère des Armées a reconnu vendredi avoir acheté de la chloroquine en Chine pour constituer un stock "par précaution", tandis que l'Agence européenne des médicaments a publié une mise en garde sur les graves effets secondaires de l'antipaludéen chloroquine. 
 

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