Coupe du monde de rugby 2023 : Marseille souhaite renégocier la convention

Trois ans avant le coup d'envoi de la Coupe du monde de rugby en France. Marseille fait partie des villes organisatrices. Toutefois, Benoît Payant, premier adjoint, souhaite renégocier la convention signée par l'ancienne équipe municipale.

Claude Atcher, le directeur de France-2023 la société organisatrice de la Coupe du monde de rugby, lors de l'inauguration du "We love 2023 tour" à Paris.
Claude Atcher, le directeur de France-2023 la société organisatrice de la Coupe du monde de rugby, lors de l'inauguration du "We love 2023 tour" à Paris. © ALAIN JOCARD / AFP
Le train de la coupe du monde de rugby s'arrête ce dimanche et lundi en gare de Marseille Saint-Charles. L'objectif : promouvoir l'événement organisé en France dans toutes les villes hôtes, dont Marseille. Mais la nouvelle municipalité veut réduire la facture de la Coupe prévue en 2023.

"Une charge bien trop lourde"

L'accord entre Marseille et la société organisatrice de la coupe, France-2023, détaille les conditions d'accueil de plusieurs matchs tout comme les dépenses à la charge de la ville. Dans une lettre envoyée à France-2023 et à son directeur Claude Atcher, Benoît Payan souligne une "charge bien trop lourde au regard des urgences auxquelles notre ville est confrontée"

En effet, l'élu du Printemps Marseillais estime à 7 millions le coût de cette convention pour la ville. Il déplore un point en particulier, que "ces dépenses ne comprennent pas le manque à gagner que représente la mise à disposition gratuite du stade Vélodrome et les autres sites demandés pour les entraînements des équipes et l’organisation des matchs". Selon le premier adjoint, une telle gratuité ne serait pas conforme à l’article L2125-1 du Code de la Propriété des Personnes publiques "qui impose, dans la situation d’espèce, le paiement d’une redevance." Le Stade Orange Vélodrome devrait accueillir six match.

Pour l'adjoint au sport, Stéphane Jibrayel, c'est aussi une question de priorité. Et elle est d'abord dans le financement des équipements sportifs dans la ville et pour les écoles marseillaises. Si la municipalité assure "sa volonté d'accueillir ce magnifique événement sportif et populaire", elle souhaite donc pouvoir revoir le budget accordé. 
 

"Hors de question de renégocier"

Du côté de la direction de la coupe du monde, Claude Atcher a peu apprécié cette missive venue de la municipalité. "Faire des déclarations dans la presse avant de discuter n'est pas méthode, nous avons des choses à construire mais pour cela il faut se parler" a déclaré le directeur de France 2023 ce matin. "Il est hors de question de renégocier cette convention votée en conseil municipal et signée légalement" a-t-il ajouté au micro de notre équipe sur place. Claude Atcher estime que les dépenses pour la Ville de Marseille seraient bien moindres que les chiffres avancés par la mairie. Plutôt qu'une négociation, il préfère parler "d'optimisation" des coûts, sans dévoiler comment cela pourrait se dérouler. 

Ce dimanche, un train de la coupe du monde de rugby est entré en gare de Marseille Saint-Charles. Un moyen de promouvoir les retombées positives de l'événement pour la ville, environnemmentales notamment mais aussi économiques. Dans son communiqué, France 2023 cite l'exemple de l'édition organisée au Japon l'année dernière : "Au total, chaque match du tournoi a généré 62 millions d’euros de richesses nouvelles pour le territoire hôte" et permis "la création ou le maintien de 46 000 emplois".

Toutefois, la Ville de Marseille a souligné que ces bénéfices économiques ne sont pas assurés en raison du contexte sanitaire, qui ne permet pas de garantir l'affluence du public.  







 
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