Couvre-feu à Marseille : une manifestation sauvage rassemble 300 personnes

A Marseille, le premier jour de couvre-feu à 21 heures pour endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19 a été globalement respecté samedi. Mais environ 300 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville pour protester contre cette mesure. Elles n’ont pas été verbalisées.
 

Une manifestation sauvage a été organisée samedi soir à Marseille pour protester contre l'instauration du couvre-feu. Elle a rassemblé environ 300 personnes, selon la Préfecture de police.
Une manifestation sauvage a été organisée samedi soir à Marseille pour protester contre l'instauration du couvre-feu. Elle a rassemblé environ 300 personnes, selon la Préfecture de police. © FTV
Ils étaient environ 300 samedi soir, masqués ou non, à s’être donnés rendez-vous sur le Cours Julien à Marseille pour revendiquer leur refus du couvre-feu.
A partir de 21 heures, pour le premier jour de l’instauration de cette mesure, un groupe de personnes s’est rassemblé pour scander "Sortez de chez vous !" dans le centre ville, en passant par le commissariat de Noailles, la Préfecture et la Plaine. C’est là, Place Jean-Jaurès, que les manifestants ont été dispersés par les forces de police, sans heurts et sans verbalisations, autour de 22 heures.

Peu de verbalisations samedi

Dans le reste de la ville, le couvre-feu a été globalement respecté, selon la Préfecture de police. En première partie de soirée, les agents de police ont privilégié la prévention face aux rares contrevenants. "Seuls 4% des contrôles ont donné lieu à des verbalisations", indique-t-on à la Préfecture de police.

Pour le non-respect du couvre-feu, l’amende encourue s’élève à 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention).

En cas de récidive dans les quinze jours, les contrevenants risques une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention).

Après trois infractions en trente jours, on encourt jusqu’à 3.750 euros d’amende et six mois d’emprisonnement.
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