Don du sang : " S’il n’y avait pas eu assez de dons, notre fille ne serait peut-être plus là"

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Écrit par Mélanie Philips .

Camille est la maman de Capucine, née à l'hôpital de la Conception à Marseille, il y a 20 mois. Elle est très grande prématurée et a eu besoin d'être transfusée durant les premiers jours de sa vie. Un exemple de l'importance du don de sang qui peut sauver des vies.

530 grammes. C’est le poids que faisait Capucine à la naissance. Quelques grammes de plus qu’un sachet de pâtes. Née grande prématurée à 5 mois de grossesse, la petite fille passe les premiers mois de sa vie à l’hôpital de la Conception, à Marseille. "On bascule dans le monde de la prématurité. La Conception devient alors notre maison, il a fallu tout lâcher et se consacrer uniquement à notre fille", livre Camille, la maman.

La grande prématurité 

A partir de ce moment-là, tout tourne autour de leur fille, aujourd’hui âgée de 20 mois. Deux mois en service de réanimation, un aux soins intensifs et un mois et demi en néonatalogie. Voilà comment se déroule les premiers instants de vie de Capucine. "Quand elle naît à 24 semaines d’aménorrhée, c’est un peu irréel. Pendant ces quatre mois et demi, on est juste dans l’agir. On n’a pas le temps de réfléchir, notre présence est indispensable pour l’aider à se battre pour vivre. Le personnel soignant nous dit que sans nous, les enfants ne tiennent pas", confie Camille en se remémorant ces souvenirs.

Cerveau, cœur, poumons, système digestif, sont des organes immatures pour les enfants nés d’une extrême prématurité, qui nécessitent une très grande vigilance. "Le fait qu’elle soit grande prématurée, on l’accueille, tout simplement. A deux jours de vie, on ne savait pas si elle allait pouvoir vivre. Tout le long de sa prise en charge en réanimation, on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. C’est les montagnes russes : à un moment ça peut aller, et le lendemain tout va mal."

"Nous sommes infiniment reconnaissants envers ces donneurs."

Camille mère de Capucine

Puis le huitième jour de vie, on leur annonce que Capucine va devoir être transfusée. La panique s’installe chez Camille et son compagnon. En deux mois et demi, la petite fille a été transfusée cinq fois, parfois à quelques jours d’intervalle. "Ce don de sang était indispensable à sa survie. S’il n’y avait pas eu assez de don, notre fille ne serait peut-être plus là. Nous sommes infiniment reconnaissants envers ces donneurs."

Les jeunes parents étaient déjà donneurs de sang, avant-même d’être concernés. "On s’est dit qu’on le donnerait encore plus régulièrement, vu l’importance qu’il y a. Les fois où j’ai donné mon sang, je n’imaginais pas jusqu’où il pouvait aller et l’impact qu’il pouvait avoir", explique Camille. Aujourd’hui, la mère de famille a un message fort à faire passer. "Tant qu’on n’est pas confronté, ça nous sort de la tête. Mais notre sang peut sauver la vie d’un autre être humain."

Le don du sang 

Les réserves de sang sont en deça de ce qu'il faudrait en cette fin d'année. Moins de 85 000 poches de sang sont aujourd’hui disponibles alors qu’il en faudrait plus de 100 000. C’est la raison pour laquelle l’EFS invite l’ensemble de la population à prendre rendez-vous pour un don de sang dès aujourd’hui et à en parler autour de soi.

Pour prendre rendez-vous, c'est ici. Ou bien sur l'application Don de sang. Vous pouvez tester votre éligibilité avant de prendre vous rendre sur l'un des points de collecte. 

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