Drame de la rue d'Aubagne : le bailleur social Marseille Habitat est mis en examen

Marseille habitat était propriétaire du 63, rue d’Aubagne, un des deux immeubles qui s'était effondré le 5 novembre, faisant 8 morts.
A gauche : le trou laissé par l'effondrement des deux immeubles. A droite : deux autres bâtiments doivent être "déconstruits"
A gauche : le trou laissé par l'effondrement des deux immeubles. A droite : deux autres bâtiments doivent être "déconstruits" © Georges Robert / Maxppp
Une nouvelle avancée dans l'enquête sur le drame de la rue d'Aubagne. Marseille Habitat, le bailleur social de la mairie de Marseille, a été mis en examen pour homicide involontaire, mardi 3 novembre, presque deux ans jour pour jour après la catastrophe qui avait coûté la vie à 8 personnes, a annoncé le parquet. Marseille Habitat a été mis en examen notamment pour "homicides involontaires par violation délibérée d'une obligation de sécurité". 

L’enquête devra déterminer si Marseille Habitat est responsable de tout ou partie du drame. Le bailleur est mis en cause par des rapports d’expertise pour un manque d'entretien de son bien.
 
Après le drame de la rue d'Aubagne, Marseille se lance dans une chasse au logement insalubre
Après le drame de la rue d'Aubagne, Marseille se lance dans une chasse au logement insalubre © Boris HORVAT / AFP

"J’ai fait part de notre intention pleine et entière de coopérer pleinement avec la justice pour faire toute la lumière sur ce drame, a expliqué dans un communiqué de presse la nouvelle présidente de cette société d’économie mixte, Audrey Gatian, adjointe à la maire de Marseille, en charge de la politique de la ville. Il est primordial pour nous d’être dans une transparence totale. La vérité doit absolument être faite sur ce drame qui a profondément marqué et choqué la ville."

"Cette mise en examen est une étape dans la procédure qui va nous permettre de prendre connaissance des éléments du dossier"
, a expliqué à La Croix celle qui n'était pas en poste au moment du drame. Les détails de cette mise en examen ne sont pas encore connus. L'instruction devrait durer encore plusieurs mois.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
logement insalubre logement société justice police sécurité