Emeutes à Marseille : ce que l'on sait des accusations de "violences en réunion" qui visent des policiers de la BAC

Huit policiers ont été entendus dans les bureaux de l'IGPN à Marseille pour des soupçons de violences policières sur un homme de 21 ans. Un policier a été placé en détention provisoire, trois autres sont placés sous contrôle judiciaire.

Plusieurs policiers ont été placés en garde à vue puis déférés ce jeudi 20 juillet suite à des soupçons de violences policières à Marseille. Un jeune homme de 21 ans a été agressé début juillet lors des émeutes faisant suite à la mort de Nahel à Nanterre. Voici ce que l'on sait sur l'enquête ce jeudi 20 juillet.

Un policier placé en détention provisoire

Mardi 18 juillet, huit policiers de la BAC ont été placés en garde à vue dans les locaux de l'IGPN, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 5 juillet dernier par le parquet de Marseille pour des faits de violences en réunion. A l'issue des gardes à vue, quatre policiers sont présentés ce jeudi au juge d'instruction aux fins de mise en examen. "Des réquisitions de détention provisoire sont prises", annonce le parquet. 

Dans cette affaire, le parquet avait expliqué que les éléments de l'enquête permettaient de retenir comme "probable un décès causé par un choc violent au niveau du thorax causé par le tir d'un projectile de type flash-ball"

Quatre policiers ont été mis en examen. L'un d'entre eux est placé en détention provisoire, les trois autres sont sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer, précise une source proche du dossier à franceinfo. 

La victime, Hedi, 21 ans, victime de "coups de flash-ball dans la tête"

La victime, Hedi, un jeune homme de 21 ans, a été agressé dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 juillet, lors des émeutes suite à la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre. Les faits se seraient déroulés dans le centre-ville de Marseille, a précisé la procureure de la République, Dominique Laurens.

Selon son avocat, Jacques Preziosi, entendu par France Bleu Provence, l'agression se serait déroulée vers 2 heures du matin. Hedi était avec un ami, à Marseille, lorsque des policiers se seraient  "rués sur eux". Ils les auraient attaqués à "coups de matraque et tirs de flash-ball dans la tête". 

Hedi a souffert un hématome intra-cérébral, d'une fracture de la mâchoire, et d'une perte de la vision de l'œil gauche, rapporte maître Preziosi.

Un rassemblement en soutien aux policiers devant la préfecture

Ce jeudi matin, des policiers se sont rassemblés devant la préfecture de Marseille, en soutien à leurs quatre collègues déférés. Selon Rudy Manna, porte-parole Alliance, si les quatre policiers sont incarcérés, "beaucoup de policiers vont être totalement désabusés, désemparés, au vu de ce qu'il s'est passé cette nuit-là"

Une autre enquête ouverte sur la même nuit par l'IGPN

Cette même nuit du 1er juillet, un homme de 27 ans est mort dans le cadre des émeutes qui se déroulaient dans le secteur, Mohamed B. Une information judiciaire du chef de "coups mortels avec usage ou menace d’une arme" a été ouverte. Le parquet avance la piste d'un décès causé par un choc violent lié à un tir de type flash-ball. L'IGPN a été saisie. 

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