Hydroxychloroquine : "Je suis en accord avec ma conscience", le Pr. Raoult répond aux accusations

Dans une rapide interview donnée à la presse mercredi, le professeur Raoult s’est déclaré serein face au signalement qu’un professionnel de santé a déposé à son encontre l'accusant d’avoir prescrit de l’hydroxychloroquine sans le consentement formel des patients.
Le Professeur Didier Raoult de l'Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection, implanté à Marseille.
Le Professeur Didier Raoult de l'Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection, implanté à Marseille. © Anne-Sophie MAXIME / FTV
L’histoire remonte au mois d’avril. Le parquet de Marseille reçoit un signalement à l’encontre du Professeur Raoult et de ses équipes.

Ce signalement, déposé par un biologiste du CNRS, pose la question du consentement formel des patients à qui l’hydroxycloroquine a été administrée au cours de deux études menées par l’infectiologue marseillais et son équipe de l’IHU Méditerranée, en pleine épidémie de coronavirus.

Interrogé par un journaliste, le professeur a balayé ces accusations, révélées par Le Canard Enchaîné.

"Je suis serein c’est ma nature, je fais les choses en accord avec ma conscience", a-t-il indiqué assurant que tous les patients savaient qu’ils étaient soignés avec de l’hydroxycloroquine.

"La question est de savoir si les malades, ça sert à faire de la recherche ou s'il faut les soigner. Moi j'ai dit qu'il fallait les soigner, que ce n'était plus le temps de la recherche".A la réception de ce signalement, le Pôle Santé Publique du parquet de Marseille a procédé à une analyse juridique et technique dont les résultats ne sont pas encore connus, a indiqué mercredi la procureure de la République, Dominique Laurens.

L’Agence nationale de sécurité du médicament a, elle aussi, été sollicitée par le parquet.

"L’enjeu de cette évaluation par le parquet sera de déterminer dans quel cadre juridique se sont inscrites les prescriptions des produits concernés", a précisé Dominique Laurens.

La loi dite Jardé de 2012, qui encadre les essais thérapeutiques, punit de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende le fait de ne pas recueillir le consentement libre et éclairé des patients.
 
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