Jets de projectiles à l'école Allar : un élève ramasse des comprimés dans la cour, les parents "choqués"

L'école Allar dans le 15e arrondissement connait un nouvel épisode dans l'affaire des projectiles lancés depuis l'immeuble voisin dans la cour de récréation. Un élève dit avoir ramené des comprimés chez lui, ramassés à l'école, la semaine dernière.

Les parents d'élèves de l'école Allar dans le 15ᵉ arrondissement de Marseille sont à bout de nerfs. Depuis des mois, la cour de récréation de l'école est la cible de jet de projectiles depuis la résidence attenante. Une pergola a été installée par les services municipaux, mais de petits objets continuent, selon les parents, de pénétrer dans l'établissement. Mercredi 14 février, la mère d'un élève a alerté les autres parents : son fils a ramené à son domicile des comprimés qu'il dit avoir ramassé dans la cour de récréation.

Deux comprimés, un blanc, un jaune

Celle-ci a partagé aux autres parents la photo de la découverte de son fils. Sur le cliché, que France 3 Provence-Alpes a pu consulter, on peut voir deux comprimés, un blanc, l'autre jaune, rien n'est écrit dessus. La mère de famille explique que son fils les a trouvés à l'école, dans la cour de récréation.

Après cette découverte, les parents d'élèves se disent "choqués, en colère, apeurés".

Ils ont décidé "de se faire de nouveau entendre, auprès de l'établissement, de la mairie de Marseille, et du rectorat", explique une mère dont les enfants sont scolarisés dans cet établissement.

L'école cadenassé 

À la suite de la découverte des médicaments, les parents d'élèves ont décidé de se réunir ce jeudi 15 février devant l'école avec leurs pancartes pour se faire entendre. Mais surprise, à leur arrivée, l'accès à l'école primaire et élémentaire était cadenassé. 

"La direction de l'école a fait passer les élèves par l'entrée des maternelles", explique un parent d'élève. Un blocage de l'accès que ne comprend pas le collectif de parents qui manifestait devant l'établissement. "Ce n'est pas de notre fait, on ne sait pas qui a fait ça", insiste un parent d'élève.

Un parent d'élève tient à souligner à France 3 Provence-Alpes que "des comprimés retrouvés dans la cour, ce n'est pas une première, d'ailleurs le DASEN en a parlé lors de la dernière réunion avec l'école et les parents".

De son côté, la mairie de Marseille indique : "Dès les premiers signalements de ces actes inadmissibles menaçant la sécurité de l’école Allar, la Ville de Marseille avait réagi en déposant plainte. Elle a également procédé à l’installation de pergolas et de filets latéraux dans la cour de récréation. La Ville interpelle régulièrement l’Éducation Nationale, la Préfecture de Police et le Procureur pour que l’enquête aboutisse et que la situation cesse".

Des enfants inscrits dans le privé

Excréments, morceaux de verre, préservatifs… Les jets de projectiles durent depuis quatre ans. En janvier, un membre du corps enseignant a été blessé. Les parents ont une nouvelle fois alerté la mairie. Une pergola a été installée. "Mais les petits objets continuent de tomber dans la cour", déplore une mère de famille qui préfère rester anonyme, craignant des représailles.

Les parents d'élèves attendent également des mesures fortes comme l'interpellation des personnes qui jettent tous ces objets. "C’est ce que l'on nous avait dit, mais rien ne semble bouger", insiste un parent d'élève.

La découverte de médicaments inquiète les parents d'élèves. Selon les dires de certains, "des élèves ont déjà quitté l'établissement, soit parce que leurs parents ont pu déménager, soit parce qu'ils les ont inscrits dans le privé".

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