L'adjoint au patrimoine de la ville de Marseille est poursuivi en justice par sa locataire. Elle demande réparation pour l'insalubrité de son logement, un garage pour deux-roues transformé studio. La décision a été mise en délibéré au 6 juin.
André Malrait, adjoint au patrimoine LR de la ville de Marseille et ancien architecte, est poursuivi en justice par sa locataire, qui lui demande réparation pour l'insalubrité de son logement, un garage pour deux-roues transformé studio. La décision a été mise en délibéré au 6 juin.
Refusant de payer son loyer mensuel de 520 euros à cause de la dégradation des murs de son studio, la jeune femme avait dans un premier temps été assignée en justice par l'élu mais il s'est finalement désisté après la médiatisation de l'affaire après le drame de la rue d'Aubagne.
"Nombreuses irrégularités" du bail
La locataire réclame 4.000 euros de dommages et intérêts. Son avocate a également demandé que le dossier soit transmis pour un jugement sur le fond au regard, selon elle, des "nombreuses irrégularités" du bail.Accolé à la vaste propriété de l'élu, le logement était à l'origine un garage pour motos. Il avait été
transformé en habitation par un changement de destination signé par le maire Jean-Claude Gaudin, a relevé à l'audience Me Savi. Quelques mois après son entrée dans les lieux en mai 2018, la jeune femme avait été rapidement confrontée aux problèmes de moisissure.
Des huissiers ont constaté "l'odeur de moisissure" et "l'humidité présente": "Nous pouvons constater,Nous pouvons constater, depuis la porte, que la plupart des murs sont couverts de moisissures, les revêtements sont cloqués et l'odeur nauséabonde
depuis la porte, que la plupart des murs sont couverts de moisissures, les revêtements sont cloqués et l'odeur nauséabonde" ont-ils indiqué dans leur rapport. Le service d'hygiène de la mairie avait finalement mis en demeure son adjoint pour qu'il effectue des travaux.
"Amalgame avec la rue d'Aubagne"
L'avocate de l'élu, Me Pascale Barton-Smith, a déploré que son client soit "sali quotidiennement" par la presse. "C'est un mauvais procès, pour de mauvaises intentions", a ajouté l'avocate qui dénonce l'amalgame avec la rue d'Aubagne"."Ce qui est très agaçant dans ce dossier, et je pense qu'on aurait pu en rester là depuis longtemps avec ma cliente, c'est qu'on veuille faire passer ma cliente pour une profiteuse et M. Malrait pour une oie blanche", a rétorqué en marge de l'audience Me Salvi.
"Les propriétaires ont appelé l'employeur de ma cliente pour lui réclamer les loyers et également envoyé une lettre à entête de la mairie", le montant des loyers non perçus "s'élevant à un millier d'euros", selon l'avocate.