Marche contre l'antisémitisme à Marseille : trois questions sur la bousculade dont a été victime Stéphane Ravier

Ce dimanche 12 novembre, le sénateur Reconquête Stéphane Ravier, un proche d'Eric Zemmour, s'est fait bousculer par des militants lors de la marche contre l'antisémitisme à Marseille. Il dit avoir reçu des cendres ou de la farine sur lui.

Alors qu'il manifestait ce dimanche 12 novembre lors de la marche contre l'antisémitisme à Marseille, Stéphane Ravier, sénateur du département des Bouches-du-Rhône de Reconquête a été pris à partie par des participants dans la foule. L'élu explique qu'on lui a déversé de la farine ou des cendres sur le corps.

France 3 Provence-Alpes fait le point sur cet incident, survenu au début de la marche.

Que s'est-il passé exactement ?

Le sénateur du parti Reconquête, Stéphane Ravier, a été agressé ce dimanche 12 novembre, vers 14h30, alors qu'il défilait dans les rues de Marseille lors de la marche organisée contre l'antisémitisme, à l'appel du président du Sénat et de la présidente de l’Assemblée nationale.

L'élu et ancien maire du 13 et 14e arrondissement de Marseille s'est fait bousculer par deux hommes présents pendant la marche. "Calmez-vous ! Calmez-vous !", peut-on entendre lors de l'interpellation. L'élu ne présente, en revanche, aucune blessure, selon nos confrères de BFM TV.

Selon la préfecture, 7 500 personnes étaient rassemblées pour lutter contre l'antisémitisme dans la cité phocéenne et près de 182 000 personnes à travers la France.

Le sénateur a-t-il reçu des cendres sur la tête ?

Stéphane Ravier, très proche de Zemmour, n'aurait pas seulement été bousculé, mais ses "agresseurs" lui auraient également versé une substance composée de poussières. "De la farine ou de la cendre", a-t-il expliqué auprès de BFM TV.

Toujours selon le sénateur, il aurait été pris pour cible par un ou des "militants d'extrême-gauche", précise-t-il au micron de CNews, ce lundi 13 novembre. "Il a dû entendre l'appel de Monsieur Mélenchon", rajoute l'élu.

Les deux personnes accusées ont été interpellées par la police, selon nos confrères de BFM TV. "Il n'est même pas passé par la case garde à vue", a affirmé Stéphane Ravier auprès de CNews. Selon Le Figaro, le sénateur a porté plainte dimanche dans le commissariat du 6e arrondissement de Marseille.

Comment la présence de l'extrême droite a-t-elle été perçue ?

Le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Renaud Muselier (Renaissance), la présidente de la métropole Aix-Marseille, Martine Vassal (LR), la sénatrice LR, Valérie Boyer, étaient présents lors de cette marche à Marseille. La France insoumise a elle appelé au l'appel au boycott de ce rassemblement, à cause de la présence d'élus d'extrême droite. 

La présidente de l'Assemblée nationale, à l'origine de la mobilisation, s'est-elle même distinguée des figures du RN. "Le président du Sénat et moi-même, nous défilerons en tête de ce cortège et nous ne défilerons pas à côté du Rassemblement national (RN)", a déclaré Yaël Braun-Pivet. Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a également jugé que "le RN n'a pas sa place dans cette manifestation".

Au début du défilé marseillais, un groupe de manifestants a crié "Sortez les fascistes !" à l'encontre de Stéphane Ravier, rapporte l'AFP.

Cette présence est une honte !

Alexandre Georges, coordinateur du collectif de gauche Marseille révoltée

à l'AFP.

"M. Ravier n'a rien à faire dans une manifestation contre l'antisémitisme. Je suis gay et descendant de déporté, cette présence est une honte", a expliqué à l'AFP Alexandre Georges, 26 ans et coordinateur du collectif de gauche Marseille révoltée, en brandissant un triangle rose. Un symbole utilisé par les nazis, à l'époque, pour marquer les homosexuels, incrusté au milieu d'une étoile de David.

Alexandre Georges n'était d'ailleurs pas le seul à montrer son mécontentement. Benoit Payan, le maire de Marseille, s'est aussi exprimé sur le sujet auprès de l'AFP : "Je regrette la présence du RN. Il y a quelque chose de paradoxal que des gens dont le parti a été fondé par des contemplateurs du régime de Vichy et des Waffen-SS, se retrouvent ici."

D'autres encore n'ont préféré même pas participer à la marche en raison de la présence annoncée du Rassemblement national. C'est le cas d'Haïm Bendao, rabbin dans le 14e arrondissement de Marseille. "Il est inconcevable pour moi en tant que juif que je puisse manifester avec le Rassemblement national", s'est-il exprimé auprès de l'AFP.

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