Marine Le Pen à Marseille: "il faut mettre le paquet pour reprendre le pouvoir" dans les cités

La candidate à la présidentielle du Rassemblement national (RN) a fait campagne vendredi à Marseille sur le thème de l'insécurité. Marine Le Pen a suivi une patrouille de la brigade anti-criminalité dans les quartiers nord.

A cinq mois de l'élection présidentielle, Marine Le Pen fait campagne à Marseille. La candidate du Rassemblement nationale s'est rendue dans les quartiers nord.

"Il y a des trafics de drogue absolument quasiment dans l'intégralité des cités dans lesquelles on est passé" et les forces de l'ordre "ont un peu le sentiment, il faut bien le dire, de vider la Méditerranée à la petite cuillère", a-t-elle déclaré l'issue d'une patrouille en voiture d'une demi-heure avec des policiers d'un commissariat des quartiers nord de Marseille.

La "présomption de légitime défense" pour les policiers

Pour la candidate RN,  "il faut mener une guerre à la drogue" . Elle estime que cela nécessite de "réarmer moralement les policiers" et de "mettre en place la présomption de légitime défense" pour ces derniers.

Selon Mme Le Pen, "la démonstration est faite que plus il y a des policiers dans
des endroits difficiles, plus ce sont les policiers qui détiennent l'autorité" à laquelle "les criminels, les délinquants et les trafiquants sont obligés de se  plier".

Marine Le Pen veut "mettre le paquet pour reprendre la main, pour reprendre le pouvoir, pour mettre fin à l'anarchie généralisée qui règne" dans les cités difficiles, qu'elle évalue entre 200 et 300. 

Deux fois plus de magistrats

"La police, cela sert à quelque chose, mais encore faut-il aussi que derrière,
les magistrats servent à quelque chose", a-t-elle ajouté, et pour ce faire, "il faut qu'ils se départissent pour certains d'entre eux d'une idéologie laxiste et pour d'autres il faut leur donner les moyens d'agir". 

La candidate RN propose ainsi de "doubler le nombre de magistrats" dans le domaine pénal et dans le domaine civil. 

En déplacement dans le Vaucluse le mois dernier, Marine Le Pen avait déjà affirmé qu'il fallait déclarer la guerre aux trafiquants de drogue dans les cités, s'appuyant sur l'exemple de la cité du Docteur Ayme, théâtre de fusillades sur fond de trafic de drogue depuis plusieurs mois.