La Marseillaise obtient un mois de plus avant de présenter son plan

Le journal la Marseillaise,,actuellement en redressement judiciaire, vient d'obtenir un délai d'un mois, avant de présenter son plan au tribunal administratif de Marseille.

Par Ghislaine Milliet avec AFP

La justice a octroyé à la direction du journal La Marseillaise, en redressement judiciaire,  un délai d'un mois jusqu'au 28 février pour apporter des éléments supplémentaires sur son projet éditorial et industriel, a-t-on appris mercredi auprès des syndicats et de la direction du quotidien.

C'est le mois de tous les dangers

a dit devant le tribunal de commerce de Marseille Alain Hayot, président des Editions des Fédérés qui a repris la Marseillaise en 2015, appelant tous les salariés à "s'unir", "car le tribunal n'hésitera pas à prononcer la liquidation".
Alain Hayot a notamment mis en garde contre "certains repreneurs qui seraient plus intéressés par l'opération immobilière ou l'organisation d'événements populaires comme "La Marseillaise à pétanque" que par le journal".
Devant le tribunal où s'étaient rassemblées une cinquantaine de personnes mercredi matin, les invectives fusaient entre partisans et opposants du plan de la direction (qui prévoit la suppression de 44 emplois sur 85).

Nous partageons le constat de la direction sur la nécessité de sauver la Marseillaise pour le pluralisme de la presse dans la région

a indiqué Emmanuel Vire, secrétaire national de la section journalistes de la CGT, "mais le projet de la direction de monter un quotidien départemental et deux hebdomadaires à 40 ne tient pas la route".

"La Marseillaise en commun"

Un collectif de journalistes, soutenus notamment par le SNJ-CGT, a présenté mercredi un projet alternatif à celui de la direction, intitulé "la Marseillaise en commun", qui "fait le pari d'un nouveau média, web et papier, qui se montrera particulièrement attentif aux alternatives portées par les citoyen.ne.s".
Un an après son placement en redressement judiciaire, le journal, historiquement proche du Parti communiste, a obtenu le 23 novembre une prolongation de sa période d'observation de six mois, jusqu'au 28 mai 2018. Il venait de recevoir 300.000
euros de son nouvel actionnaire, le groupe Media, spécialisé dans la communication
des entreprises et des collectivités.

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