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Marseille : 33 218 logements vacants.

En 2016 les associations recensaient 1100 logements vides sur la rue de la République. / © PHOTOPQR/LA PROVENCE
En 2016 les associations recensaient 1100 logements vides sur la rue de la République. / © PHOTOPQR/LA PROVENCE

En 2015 la cité phocéenne comptait, selon l’INSEE, 33 218 logements vides… 10 000 d’entre eux seraient immédiatement mobilisables pour répondre aux demandes de logements sociaux et aux sinistrés de la rue d’aubagne.
 

Par Eric Ambrosini

Alors que 1600 personnes évacuées à la suite du drame de la rue d’aubagne réclament toujours un véritable logement, l’INSEE estime qu’en 2015, plus de 30 000 logements marseillais étaient vides.
 

10 000 logements seraient utilisables

Interrogé par nos confrères de La Marseillaise, Patrick Lacoste de l'association « un Centre-ville pour Tous » estime que

« 10 000 de ces logements seraient utilisables au plus vite ».
 

Des mesures incitatives vaines

Les logements sont considérés comme vacants après une période d’un an d’inoccupation. Des mesures d’incitation pour remettre ces biens à la location ont été mises en place par les pouvoirs publics. Aide à la rénovation, garantie des loyers… à destination des bailleurs. Mais ces mesures ne semblent pas avoir porté leurs fruits.
 

Des mesures coercitives inappliquées

Cécile Duflot ministre du logement sous la présidence de François Hollande, avait fait voter une loi sur les logements vacants. Celle-ci visait à encadrer les loyers et à réclamer une taxe aux propriétaires réfractaires à la location de leurs biens, dans les communes situées en zone tendue. Marseille en fait partie.

« Depuis la fin des opérations de rénovation à Marseille, il n’y a plus de mesures coercitives »

déclare Patrick Lacoste  

« quant à l’encadrement des loyers en zones tendues, on n’en a jamais entendu parler à Marseille »
 

La solution des réquisitions

Des procédures de réquisitions seraient possibles ? Elles sont réclamées par les associations et dépendent de la mairie et de la Préfecture.

« Ca couterait bien moins cher que les nuits d’hôtel que paie actuellement la municipalité »

précise Fathi Bouaroua membre du collectif du 5 novembre.


En 1995 et 1997, 42 immeubles avaient été réquisitionnés à Paris, augmentant ainsi l’offre de logements sociaux.
A Marseille, près de 25 000 demandes étaient en souffrance en 2016.
 

 

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