Bannière résultats municipales

Municipales à Marseille : investi ou non Bruno Gilles (LR) sera "candidat jusqu'au bout"

Le sénateur Les Républicains Bruno Gilles a annoncé lors d'une conférence jeudi 23 mai sa candidature à la maire de Marseille. L'élu sera "candidat jusqu'au bout" pour succéder à Jean-Claude Gaudin, qui ne brigue pas un 5e mandat.

Archives - Le sénateur LR des Bouches-du-Rhône, Bruno Gilles, candidat à la mairie de Marseille.
Archives - Le sénateur LR des Bouches-du-Rhône, Bruno Gilles, candidat à la mairie de Marseille. © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Premier et pour l'instant seul candidat de la majorité sortante à la mairie de Marseille, le sénateur Les Républicains (LR) Bruno Gilles a martelé jeudi 23 mai qu'il "sera candidat jusqu'au bout" pour succéder à Jean-Claude Gaudin, qui ne brigue pas un 5e mandat.
           
"Je suis candidat pour être maire de Marseille, pas candidat à la candidature, et je serai candidat jusqu'au bout", a-t-il insisté lors d'une conférence de presse, et ce quand bien même Les Républicains investiraient un autre candidat.

L'ancien membre de la majorité municipale a affirmé qu'il regarderait le bilan de la majorité municipale dont il a fait partie avec "le recul et l'objectivité nécessaire et sans concession [...] j'ai un avis différent sur la vente du stade Vélodrome, le PPP des écoles et j'ai fait entendre une voix différente après le drame de la rue d'Aubagne".

Bruno Gilles contre Martine Vassal

Déclaré depuis septembre, Bruno Gilles, par ailleurs président de la Fédération LR des Bouches-du-Rhône, pourrait voir se dresser face à lui Martine Vassal, la présidente du département et de la métropole. Celle-ci a prévu une grande réunion de ses "amis" le 4 juillet, un rassemblement auquel M. Gilles assure "ne pas avoir été invité".
Le sénateur a annoncé qu'l serait "candidat jusqu'au bout".
Le sénateur a annoncé qu'l serait "candidat jusqu'au bout". © Alban Poitevin
Maire de secteur pendant 22 ans, dans les 4e et 5e arrondissements de Marseille, jusqu'en 2017, Bruno Gilles a présenté lors d'une conférence de presse le "triptyque" qui dominera sa campagne, autour "de l'éthique, de la transparence et de la gouvernance".

"Il revenait à M. Malrait de présenter sa démission et au maire de l'accepter"

Sur le thème de l'éthique, et notamment sur le cas de André Malrait, adjoint au patrimoine de Jean-Claude Gaudin à la mairie, poursuivi en justice pour avoir mis à la location un studio insalubre, un ancien garage à deux roues transformé, M. Gilles a estimé qu'il n'avait pas à juger l'attitude du maire de Marseille, qui n'a pas démis son adjoint de ses fonctions.

"Il revenait à M. Malrait de présenter sa démission et au maire de l'accepter", a-t-il cependant affirmé.

L'élu a également évoqué la présence des élus et les éventuels sanctions prévus dans sa charte.

"On va proposer d'aller jusqu'à des pénalités financières comme çà se fait à la région Ile-de-France ou au Sénat", indique Bruno Gilles.

Seul candidat officiel avec Stéphane Ravier

Sur le thème du logement insalubre, incontournable à Marseille depuis la mort de huit personnes dans l'effondrement de deux immeubles rue d'Aubagne, au coeur de la ville, le 5 novembre, Bruno Gilles a souligné qu'il avait été "le seul de la majorité au conseil municipal à présenter ses excuses après ce drame".
           
Excepté M. Gilles, seul Stéphane Ravier, lui aussi sénateur, a officiellement annoncé sa candidature pour briguer la mairie de Marseille, pour le Rassemblement national. Aucun candidat ne se dessine nettement sur le reste de la carte politique marseillaise, que ce soit au PS, à LREM ou chez les Insoumis.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
élections municipales 2020 politique élections les républicains
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter