Marseille : des déchets en plein Parc national des Calanques... Jusqu'à 1500 euros encourus.

En pleine zone de protection de la nature, au coeur d'une biodiversité préservée, l'incivisme a encore repris le dessus. Des déchets de toutes sortes se sont accumulés non loin de la route de la Gineste qui traverse le parc. L'administration a décidé d'intensifier ses contrôles.
Des dépôts sauvages en plein Parc national des calanques... C'est le triste constat fait par les agents qui surveillent la zone verte protégée de Marseille. Une quarantaine d'entre eux travaille en ce moment sur site.

"C'est classique au printemps, pas seulement chez nous, mais partout en France", explique Zacharias Bruyas, chargé de communication pour le Parc national des Calanques.

 Les autorités et la justice ont une vraie volonté d'endiguer ce fléau des rejets sauvages.

Une contravention de 5e classe

Les agents du parc ont pu surprendre quelques contrevenants et leur ont dressé des procès-verbaux, qu'ils ont ensuite transmis à la justice. Les inciviques risquent une contravention de 5e classe, c'est-à-dire une amende maximale de 1.500€ et 3.000€, en cas de récidive.

Des déchets de particuliers ?

La recrudescence des dépôts sauvages pose question en plein confinement. Beaucoup bricolent ou se sont lancés dans des travaux à leur domicile. Alors que le confinement limite les activités.

Et les déchetteries pour les particuliers sont fermées durant cette période d'attente. Un problème qui se rajoute déjà aux déchets récurrents liés à des professionnels du bâtiment peu scrupuleux.
Seul un nombre très limité d'activités demeure autorisé. Certains chantiers, travaux et constructions peuvent se poursuivre.

Contrôles renforcés

Trois déchetteries restent ouvertes, à proximité du Parc national des Calanques, pour les professionnels autorisés à se déplacer.

Craignant de voir cette pratique encore s’aggraver dans les jours qui viennent, "le Parc national a décidé de renforcer la pression de contrôle et est déterminé à mener les poursuites judiciaires qui s’imposeront", conclut Zacharias Bruyas.
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