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Marseille : démantèlement d'un réseau de prostitution nigérian

Un important réseau de prostitution à Marseille a été démantelé ce mardi avec l'arrestation de 14 personnes. Le réseau est nigérian. Les personnes interpellées sont des recruteurs, des passeurs et des "mamas", d'après l'Office Central pour la Répression de la Traite des Etres Humains (OCRTEH).
Illustration de prostitution
Illustration de prostitution © VALERY HACHE / AFP
Les policiers ont enquêté pendant un an. Ils font partie de l'Office Central de la Répression de la Traite des Etres Humains (OCRTEH) et ont travaillé en coopération avec la police judiciaire de Marseille et la division zonale de la police aux frontières (PAF).

Quatorze personnes d'origine nigériane ont été interpellées ce mardi, dont cinq passeurs en Italie.

"C'était un réseau significatif, important, bien structuré. Nous avons mis un coup de pied dans la fourmilière",

a déclaré à l'AFP Jean-Marc Droguet, le patron de l'OCRTEH.

Des femmes achetées 500 euros en Libye


Une trentaine de victimes, âgées de 18 à 30 ans ont été identifiées. Encadrées par un groupe de "mamas", des mères maquerelles, les jeunes femmes se prostituaient dans les 1er, 3e et 5e arrondissements de Marseille. Elle étaient "achetées" au Nigeria ou en Libye. "Certaines ont été achetées 500 euros en Libye", souligne Jean-Marc Droguet.  La Libye est le nouveau passage utilisé par les réseaux de prostitution nigérians.

Parmi les personnes interpellées, le "banquier" de l'opération tenait un salon de coiffure à Marseille et transférait l'argent récolté au Nigeria. Le Nigeria, plus de 190 millions d'habitants, détient le record du nombre de migrants africains arrivés par bateau sur les côtes italiennes. En 2016, ils étaient 37.500, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui note une explosion du trafic de femmes (433 Nigérianes en 2013, près de 5.000 en 2014, derniers chiffres disponibles), et remarque une "augmentation importante du nombre de mineures, facilement manipulables". "La grande majorité d'entre elles étaient destinées à l'exploitation sexuelle".
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