Blocage du ramassage des ordures à Marseille : les grévistes reprennent le travail

C'est la fin de 15 jours de blocage du ramassage des ordures à Marseille. La Métropole a réquisitionné les agents grèvistes ce jeudi 6 février pour faire face au x problèmes d'hygiène alors qu'à travers la ville 3000  tonnes de déchets s'entassent dans les rues.

Les tonnes d'ordures qui envahissent certains quartiers de Marseille vont être ramassées. En aassemblée ce jeudi, les chauffeurs et chargeurs en grève ont suspendu leur mouvement alors que le préfet a signé ce même jour un arrêté permettant la réquisition des agents grévistes par la Métropole.

"La direction, non contente de nous refuser toute rencontre, met un terme à notre droit de grève en optant pour la réquisition!", dénonce la CGT qui évoque de "multiples entraves au droit de grève""le harcèlement permanent de la direction sur les agents de la collecte" ou encore "l'envoi systématique des forces de l'ordre à chacun de nos rassemblements".

Depuis le 23 janvier, des agents bloquaient les centres de tri et de transferts des ordures dans le cadre de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites.

Une quarantaine d'agents faisait blocage, "1% des agents de la Direction de la Propreté et du Cadre de vie, essentiellement des conducteurs de bennes", selon la Métropole.

"Il n'aurait pas été responsable de laisser perdurer cette situation pouvant poser des problèmes d'hygiène". 

Dans certains quartiers, notamment dans le centre-ville, les poubelles débordent sur la chaussée, comme sur ce cliché pris ce lundi dans la rue Estelle, dans le 1er arrondissement.

La mise en place d'un service minimum n'a fait que "crisper" un peu plus les grévistes.

Service minimum

La CGT avait saisi la justice mais le tribunal administratif a estimé que la métropole d’Aix-Marseille-Provence n’avait pas porté atteinte au droit de grève en faisant appel au privé.  

"Le gouvernement est sourd, et c'est de la responsabilité de nos élus d'être le relais de nos inquiétudes auprès de Macron", estime Serge Tavano, secrétaire général de la FSU à la métropole, qui met en avant la pénibilité du travail. Il se tourne vers la présidente Martine Vassal pour "trouver une solution.

"L'ouverture d'un rendez-vous est la clé d'une reprise du travail, assure le syndicaliste.

On attend un geste : recevoir les agents et écouter ce qu'ils ont à dire

La CGT dénonce elle aussi l'absence de dialogue avec la direction. "Tout ça ne fait que renforcer la détermination des salariés et le mpouvement s'amplifie", affirme Patrice Kantatian de l'UD CGT 13.

Le syndicat place toujours en tête de ses exigences l'abandon du projet de réforme des retraites mais il avance aussi des revendications locales comme la titularisation des précaires. 

Quatre jours de retard dans les rues

Du côté de la métropole, c'est le "statu quo" et pendant ce temps, plus de 3000 tonnes continuent de s'entasser dans les rues. Soit environ 4 jours de retard. 

"Il y a une quarantaine de personnes qui bloquent de façon intemittente les centres de tri et les garages et les véhicules ne peuvent sortir qu'au compte-gouttes, explique le service communication métropolitain. Quand les forces de l'ordre viennent, ils s'en vont, ça circule un peu et ils vont bloquer ailleurs."

"Parfois on arrive à faire sortir des véhicules qu'on fait passer en priorité dans les quartiers les plus impactés pour désengorger un peu. Mais ça ne fait que déplacer le prolème, quand un quartier commence à souffler, c'est un autre qui en pâtit."

Stockage "ponctuel" à même le sol sur un terrain

Mercredi 29 janvier, le stockage de déchets à même le sol sur un terrain dans le 11e arrondissement a suscité un début de polémique. Les syndicats ont dénoncé une atteinte à l'environnement. 
Grève des éboueurs à Marseille

Des poubelles stockées au mépris des règles environnementales selon les syndicats... Aller plus loin ? https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-face-au-blocage-du-ramassage-dechets-metropole-fait-appel-au-prive-syndicats-vont-justice-1781849.html

Publiée par France 3 Provence-Alpes sur Jeudi 30 janvier 2020

La métropole explique qu'il s'agit d'un stockage "ponctuel", où les bennes pleines sont vidées en attendant de pouvoir déverser les déchets collectés quand un centre de transfert rouvre "temporairement".

Des points fixes de collecte

Les points fixes de collecte ont permis d'"absorber une partie du surplus" selon la métropole.

En attendant que la situation se débloque, ils restent à disposition des habitants.

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