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Marseille : la justice invalide des crèches de Noël installées dans deux mairies de secteur

La crèche installée dans la mairie des 13-14e a été jugée illégale. / © Google maps
La crèche installée dans la mairie des 13-14e a été jugée illégale. / © Google maps

Le tribunal administratif de Marseille a rejeté ce mardi la légalité de trois crèches de Noël installées en 2016 et 2017 dans deux mairies de secteur de Marseille et confirmé celles de Carry-le-Rouet, Châteauneuf-les-Martigues, Salon-de-Provence et Berre l'Etang. 

Par Annie Vergnenegre

Alors que Noël approche le tribunal administratif de Marseille vient de se prononcer sur la légalité de l’installation de crèches de Noël dans plusieurs mairies des Bouches‐du‐Rhône en décembre 2016 et 2017. Il a invalidé trois crèches à Marseille, et confirmé la légalité de celles installées dans quatre autres mairies du département. 

Bénédiction d'un prête

Les trois crèches avaient été installées à Marseille en décembre 2016 et décembre 2017 dans la mairie des 2e et 3e arrondissements de Lisette Narducci (DVG) et en décembre 2017 dans celle des 13e-14e arrondissements dirigée par Stéphane Ravier (FN). 

Dans ces deux mairies, un prête avait béni la scène de la nativité le jour de son inauguration dans le hall. Le tribunal a jugé que "le maire d'arrondissement, en faisant procéder à une telle bénédiction avait entendu inscrire la crèche et son inauguration dans une tradition religieuse" et par là même "méconnu l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 (NDLR : loi concernant la séparation des Églises et de l’État) et les exigences attachées au principe de neutralité des personnes publiques".

Pas de connotation religieuse

Dans les mairies de Carry-le-Rouet, Berre l’Etang, Salon-de-Provence et Châteauneuf les Martigues, il n'y avait pas eu de bénédiction religieuse. Dans son jugement, le tribunal juge que leur installation s'est faite dans un "contexte festif lié aux fêtes de fin d’année et animations dénuées de connotation religieuse". Il a reconnu "un caractère culturel, artistique et festif résultant d’un usage culturel local et dépourvu d’un quelconque prosélytisme religieux ou d’une quelconque revendication d'une opinion religieuse" et confirmé la légalité de ces installations. 

Les plaintes avaient été déposées par la Fédération départementale de la libre pensée des Bouches-du-Rhône et l’Observatoire de la laïcité de Provence et du Pays d’Istres.

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