Marseille : l'OM et Sampaoli enchaînent avec 3-1 contre Brest

Deux matches, deux victoires arrachées dans les dix dernières minutes : s'il y a un effet Sampaoli à Marseille, il se fait sentir dans les fins de match et l'OM en a de nouveau profité samedi pour battre Brest lors de la 29e journée.

"Six points en deux matches, c'est très encourageant pour la suite", s'est félicité le technicien argentin
"Six points en deux matches, c'est très encourageant pour la suite", s'est félicité le technicien argentin © Nicolas TUCAT/AFP

Luis Henrique révélé, Cuisance ressuscité : ce sont les deux premiers effets tangibles de l'arrivée de Sampaoli. Les six points pris en une semaine permettent à l'OM de s'installer provisoirement à la 5e place, et le technicien argentin a donc réussi sa première semaine marseillaise.

Vraie pile électrique le jour de ses 61 ans, l'entraîneur a de nouveau arpenté sa zone technique de long en large, et bondi dans les bras de Thauvin à la 88e minute. La belle frappe en lucarne du champion du monde, servi par Luis Henrique, a offert la victoire à Marseille, la deuxième d'affilée après celle de mercredi face à Rennes (1-0).

Déjà passeur décisif mercredi, Luis Henrique a ensuite adressé un nouveau centre de qualité pour Cuisance, auteur du troisième but d'une volée superbe (3-1, 90+2), confirmant son son retour en forme.

Mais tout n'est pas réglé pour autant, comme l'a montré une première période très confuse. Avec un 11 de départ inchangé par rapport à celui de Rennes, Marseille a simplement réussi un bon premier quart d'heure, où l'on a retrouvé quelques confirmations des points tactiques dévoilés mercredi.

Le cadeau de Jean Lucas

Mais terminées ces 15 premières minutes enlevées, rideau : il ne s'est plus rien passé dans le jeu marseillais. Les latéraux n'ont pas réussi à déborder, Payet et Thauvin ne se sont pas trouvés, et le déchet technique a été réparti dans toutes les zones du terrain.

Au bout du compte, avant la pause, l'équipe de Sampaoli n'avait donc pas proposé grand-chose, hormis une vilaine frappe de Milik (8e), un vague cafouillage sur corner et rien d'autre jusqu'à l'éclair du buteur polonais.

A la 45e minute, l'ancien Napolitain a d'abord adressé à Payet une passe de  la poitrine, avant d'enchaîner une conduite de balle puissante et une frappe du gauche, qui a trompé le gardien de Brest Larsonneur.

Le polonais Arkadiusz Milik a adressé à Payet une passe de la poitrine, avant d'enchaîner une conduite de balle puissante et une frappe du gauche
Le polonais Arkadiusz Milik a adressé à Payet une passe de la poitrine, avant d'enchaîner une conduite de balle puissante et une frappe du gauche © Nicolas TUCAT/AFP

En deuxième période, avec Gueye entré à la place de Khaoui, l'OM a d'abord eu bien plus de maîtrise et a été plus dangereux, mais a gâché plusieurs situations, notamment par Thauvin, sur quelques hésitations et mauvais choix.

Marseille a été puni de cette inefficacité quand un coup franc parfait de Faivre est arrivé sur la tête de Brassier, plus efficace que Lirola (1-1, 71e). Il s'agissait de la seule frappe cadrée de Brest, séduisant dans la construction mais assez inoffensif à l'approche de la surface.

Mais l'OM n'a pas renoncé et Sampaoli, par ses changements et ses encouragements, est resté fidèle à ses promesses, de jeu d'attaque. Il a aussi bénéficié du petit cadeau d'un de ses anciens joueurs, Jean Lucas, le Brésilien prêté par Lyon à Brest, coupable d'un peu de légèreté sur le but de Thauvin.

"Six points en deux matches, c'est très encourageant pour la suite. Maintenant on a une semaine pour se reposer et bien travailler", a réagi Payet après le match. Sampaoli a bien géré l'urgence, il a désormais un peu de temps.

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