Des perquisitions menées au sein de l’IHU de Marseille, fondé par Didier Raoult

Une perquisition a été menée à l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille ce mercredi 31 mai. Elle ne vise pas directement Didier Raoult mais des essais cliniques réalisés sous sa direction.

En pleine tourmente depuis les accusations d'essais cliniques sauvages par 16 société médicales, l'institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection (IHU) de Marseille a été perquisitionné par des enquêteurs de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), mercredi 31 mai, selon plusieurs sources contactées par France 3 Provence-Alpes. 

La procureure de la République de Marseille Dominique Laurens a précisé que ces perquisitions ont lieu "dans le cadre de l'information judiciaire en cours ouverte l'année dernière". Le parquet de Marseille avait ouvert en juillet 2022 une information judiciaire pour des faits "susceptibles de constituer des délits ou des manquements graves à la réglementation en matière de santé ou de recherche".

Ces derniers jours, le professeur Didier Raoult, ex-directeur de l'institut, a été mis en cause pour des essais cliniques réalisés sur 30.000 patients, en pleine épidémie de Covid-19. A l'époque, le virus vient d'arriver en France et le Professeur Didier Raoult, alors directeur de l'hôpital, déclare avoir trouvé un traitement : l'hydroxychloroquine.

Essais cliniques irréguliers

Mais l'enquête ayant mené à la perquisition de ce mercredi ne concerne pas les essais "relatifs à la prise en charge thérapeutique de la tuberculose et de la COVID-19", précise Dominique Laurens dans un communiqué. Elle porte sur d'autres essais cliniques, signalés par l'Agence nationale du médicament et l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Le parquet précise avoir ouvert une information judiciaire des chefs de "recherche interventionnelle impliquant une personne humaine (RIPH) non justifiée par sa prise en charge habituelle, sans obtention de l’avis du comité de protection des personnes et de l’autorisation de l’ANSM, faux en écriture et usage" et "recherche interventionnelle illégale sur mineur ou majeur protégé, RIPH sans souscription préalable d’une assurance garantissant la responsabilité civile du promoteur, recherche interventionnelle par personne morale sur une personne sans son consentement conforme."

Les essais concernant le Covid-19 et la tuberculose "font l’objet d’une analyse complémentaire en cours par le parquet de Marseille, au regard notamment de récents développements", précise la procureure.

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