Marseille : que ressort-il de la visite du premier ministre Jean Castex ?

Jean Castex était en visite hier à Marseille pour constater la mobilisation sanitaire à l'hôpital nord face au covid-19, signer un plan de relance Etat-Région avec Renaud Muselier, et rencontrer la maire de Marseille, Michèle Rubirola. Retour sur cette journée ministérielle.

Le premier ministre Jean Castex et le président de la région Sud Renaud Muselier signent le protocole d'accord
Le premier ministre Jean Castex et le président de la région Sud Renaud Muselier signent le protocole d'accord © Claude Amodovar
Le programme de la journée de samedi était chargé pour Jean Castex. Le premier ministre a démarré sa visite à Marseille hier par un passage à l'hôpital nord où il a rencontré notamment le Pr Papazian, chargé de coordonner les services de réanimation de la ville, durant cette crise sanitaire. 

208 patients étaient hospitalisés ce samedi 24 octobre dont 55 en réanimation. Une remontée du nombre de cas après une accalmie de quelques jours.

"On est capable de monter jusqu'à 60 avec des parties de déprogrammation, au delà on ne sait pas faire", a expliqué le Pr Papazian lors de sa rencontre avec le premier ministre.

Pour ce dernier, " la solution est de tarir le flux. Donc de prendre des mesures en amont pour tarir ce flux".
"Cette progression de l'épidémie n'est pas terminée. mais nous allons tous ensemble faire face autour de nos soignants", a encore ajouté Jean Castex accompagné durant cette visite par le ministre de la santé Olivier Véran.

Les hôpitaux publics de Marseille manquent de personnels plus particulièrement d'infirmières, pour faire face à l'épidémie. Les soignants ont interpellé les membres du gouvernement sur leur fatigue et le manque de moyens humains. 

Rencontre avec la maire de Marseille

Une problématique que n'a pas manqué de rappeler Michèle Rubirola lors de son entrevue en mairie, avec le premier ministre, un peu plus tard dans l'après-midi.
La maire de Marseille a insisté sur "la reprise intégrale de la dette de l’APHM, soit un milliard d’euros tout en pointant le nécessaire accompagnement d’une politique d’investissements majeure".

Michèle Rubirola a également rappelé que les agents des hôpitaux publics de Marseille, contrairement à ceux de Lyon ou Paris, "ne bénéficiaient pas de la prime logement. Ces nombreuses difficultés ou inégalités conduisent irrémédiablement à des risques pour la santé des Marseillaises et des Marseillais", a-t-elle souligné.
La maire de Marseille a abordé la relance de l'économie de la ville qu'elle juge "durement affectée par les mesures gouvernementales" et a demandé au chef du gouvernement de "mobiliser tous les moyens de l’Etat afin d’accompagner la nouvelle volonté politique municipale".

Un plan de relance Etat-Région et 11 projets

Le chef du gouvernement a également rencontré le président de la région Renaud Muselier avec lequel il a signé un protocole d'accord, première brique d'un plan de relance de 100 millions d'euros.
Face aux trois crises sanitaires, économiques et sociales qui frappent notre pays depuis mars, l’État et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur avaient engagé des discussions dès avril dernier pour aboutir à un accord. 

Il concerne une première série de projets cofinancés par l’État et la Région à hauteur de 64 millions en appui aux territoires provençaux, alpins et azuréens (32 millions d’euros pour l’État et 32 millions d’euros pour la Région)
L’État et la Région s’accordent ainsi sur une première vague d’opérations permettant notamment le développement de projets concrets, engagés immédiatement et mis en œuvre en 2021.

Voici quelques projets :

- Le confortement du barrage de Dardennes, pour l’approvisionnement en eau potable et pour l’évacuation des crues à Toulon.
Coût 8,7 M€

- La modernisation du barrage de la Laye à Forcalquier, essentiel à l’alimentation en eau potable et la prévention des inondations sur ce territoire.
Coût 5,5 M€

- Infrastructures portuaires de connexion électrique des navires sur le port de Marseille, dans le cadre de notre politique Escale 0 fumée.
Coût 5,5 M€

- Les travaux urgents à réaliser au col de Larche dans les Alpes de Haute Provence, pour désenclaver le territoire et assurer sa sécurisation.
Coût 2,5 M€



 
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