• L'actu en vidéos
  • SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS

A Marseille, les salariés des “Pages Jaunes” dans la rue pour dire non à la fermeture de leur agence

Selon la direction du groupe So Local, le site de la Valentine pourrait fermer d'ici à 2019. / © @ France 3 Provence-Alpes.
Selon la direction du groupe So Local, le site de la Valentine pourrait fermer d'ici à 2019. / © @ France 3 Provence-Alpes.

 Située à La Valentine, l'agence du groupe Solocal (ex "Pages Jaunes") qui emploie 165 personnes, est directement menacée après l'annonce de la direction de vouloir supprimer un millier d'emplois sur les 4 500 que compte l'entreprise en France. Une mobilisation nationale avait lieu ce vendredi.

Par Matthias Julliand

Ensemble pour dire non à la fermeture de leur agence !

Vendredi matin, ils étaient un peu plus d'une centaine à manifester devant le bâtiment où ils travaillent habituellement.

A La Valentine, 1'agence de "So Local Marseille", ex "Pages Jaunes", emploie 165 personnes. Leur avenir s'est brusquement assombri depuis que la direction a annoncé la suppression d'un millier d'emplois sur les 4 500 que compte l'entreprise dans l'hexagone. D'ici à 2019, 15 agences sur 27 devraient fermer parmi lesquelles celle de Marseille.


Mobilisation nationale

A l'appel de plusieurs syndicats, les salariés sont descendus dans la rue vendredi matin pour dénoncer ce plan de suppression d'emplois. Ils demandent son remplacement par un plan de départ volontaire (PDV) avec de "bonnes conditions de départ".

Dans la région PACA, l'inquiétude concerne aussi les trois autres sites que sont Nice et Gémenos. 


Chiffre d'affaires en baisse depuis 10 ans

En 2017, les ventes de So Local ont baissé de 6% à 756 millions d'euros. Depuis dix ans, le chiffre d'affaires de l'entreprise ne cesse de baisser. Mais cette année, grâce à la restructuration de sa dette, l'ex Pages Jaunes a annoncé un bénéfice net de 336 millions d'euros, soit une hausse de 500% en un an.

L'intersyndicale dénonce un sacrifice de l'emploi "sur l'autel de la finance" et a d'ores et déjà prévu une nouvelle journée de grève le jeudi 1er mars.

Sur le même sujet

Interview de Thérèse Schermann-Descamps

Les + Lus