Marseille : un adolescent de 14 ans tué par balles, deux autres blessés

Les faits se sont produits mercredi 18 août, dans la cité des Marronniers, dans le 14e arrondissement de Marseille.
© Alexis Sciard / MaxPPP

La victime a 14 ans. Ce mercredi 18 août, aux environs de 22h, un adolescent a été tué par balles, touché à l'abdomen et à la jambe. Deux autres, âgés de 8 et 14 ans ont été blessés.

Les faits se sont déroulés au niveau de la résidence Louis-Villecroze, cité des Marronniers, dans le 14e arrondissement de Marseille.

"Il y a l'intervention d'une moto avec a priori deux personnes armées d'au moins un fusil d'assaut, type kalachnikov, qui ont fait feu (...) dans la rue", a précisé le parquet. 

Les deux personnes à moto ont pris la fuite.

Une enquête confiée à la police judiciaire

La police judiciaire de Marseille a été saisie. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux jeunes de 14 ans étaient visés.

Dans un communiqué, le parquet de Marseille précise que le passager du scooter "tirait en direction du point de guet situé avant l'entrée de la cité abritant la revente de stupéfiants."

L'adolescent de 14 ans blessé au mollet est connu des services de police pour trafic de stupéfiants.

L'enfant de huit ans serait une victime collatérale. Il aurait été légèrement blessé à la tête dans des circonstances qui restent à confirmer. Il est actuellement hospitalisé, mais ses jours ne seraient pas en danger, selon son père, rencontré sur place. 

Onze décès dans des règlements de compte en 2021

"Ça me suprend beaucoup que ça se soit dégradé comme ça, parce que c'était une cité calme, tranquille, témoigne une habitante du quartier au lendemain du drame. Maintenant on est toujours aux aguets d'une balle perdue."

En déplacement à Gardanne (Bouches-du-Rhône), le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a apporté son soutien aux familles et dénonce "des faits absolument inacceptables".

"La guerre des territoires que peuvent se livrer les cités (...) est sans doute une des raisons de ces attaques à main armée."

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur

Du début de l'année jusqu'à la mi-août, onze personnes sont officiellement décédées dans des règlements de compte, selon les chiffres de la préfecture de police.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers règlements de comptes criminalité