Marseille : une marche blanche contre la violence

 Pour dénoncer la criminalité liée aux règlements de comptes, une marche blanche a eu lieu aujourd'hui à Marseille. A l'appel de l'association "Conscience", des familles des quartiers Nord ont marché des Réformés au Vieux-Port. 

Pour dénoncer la criminalité liée aux règlements de comptes, une marche blanche avait lieu aujourd'hui à Marseille, à l'appel de l'association Conscience.
Pour dénoncer la criminalité liée aux règlements de comptes, une marche blanche avait lieu aujourd'hui à Marseille, à l'appel de l'association Conscience. © Gyotis Delsart / FTV

La justice, c'est ce que demande l'association Conscience pour les familles de victimes.

Tamara a perdu son mari le 29 décembre dernier suite à un règlement de compte. 

"Cela devient écoeurant, on me l'a pris, on l'a tué, on me l'a pris, on l'a pris à sa famille, à sa mère, à sa fille, elle se retrouve sans père à un an et demi, on l'a pris à tout le monde ». 

 Dans cette marche, des mères, des filles, des sœurs en colère.  Elles dénoncent la précarité et l'abandon de leur quartier.

" Ils se battent contre la hausse de la criminalité mais ils ne se trompent pas d'ennemi, si la criminalité a augmenté, ils savent que c'est parce que les quartiers sont délaissés depuis bien trop longtemps".

"Les enfants n'arrivent pas à trouver de travail. On n'est pas écouté, on n'es pas pris au sérieux, donc malheureusement la seule solution c'est d'aller dealer. Et les enfants se retrouvent dans des situations où ils ne peuvent plus s'en sortir". 

Amine Kessaci, leader de cette marche blanche, est le frère de Brahim, tué en décembre dernier. Et pour lutter contre la délinquance, il espère plus de proximité avec les forces de l'ordre 

" La solution, c'est de réouvrir les commissariats de secteur, pour qu'il y ait un réel sentiment de confiance entre les policiers et les jeunes de ces quartiers. Il faut vraiment passer par la prévention, le discours, le dialogue et la diplomatie. Et je pense que c'est que comme cela que l'on réussira à gagner nos quartiers", explique Amine Kessaci, président de l'association "Conscience". 

Depuis le début l'année 5 personnes sont mortes dans des règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants. Soit déjà 40% des victimes de l'année 2020.

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