Marseille : prolifération de perruches à colliers

Les perruches à collier de Marseille / © F3
Les perruches à collier de Marseille / © F3

On estime leur nombre à 2000 environ à Marseille, elles auraient doublé en 2 ans. Les perruches à collier sont vertes et bruyantes. Très jolies mais pas si sympa que cela.  Nous avons rencontré une chercheuse qui les étudie depuis des années.

Par Sidonie Canetto

La perruche à collier a un plumage vert jaune, une longue queue graduée, et un bec crochu, large et arrondi, de couleur rouge rose.

Le mâle a une bavette noire, un collier noir et rose orangé étroit, qui part de la bavette, remonte autour des joues, pour s’achever en pointe fine de part et d’autre de la nuque. Ce demi-collier est bordé derrière, d’une ligne étroite rose, qui s’allonge en travers de la nuque, au-dessous d’un indistinct croissant mauve-bleu, qui s’étend à l’arrière de la calotte.
L'esperance de vie d'une perruche à collier est d'environ 30 ans.
A Marseille, la perruche à collier se sent bien et ne cesse de se multiplier.
Ce n'est pas une espèce d'ici, les perruches à collier sont  originaires d'Afrique ou d'Asie, ordinairement présentes en cage dans les foyers comme animaux de compagnie. Les relâchés non responsables effectués par les familles d’accueil qui pensent souvent agir pour de bonnes raisons (rendre la liberté aux oiseaux par exemple) sont à l'origine de la colonisation du milieu naturel. En outre, la présence de parcs dans les villes favorise largement leur installation, d’autant plus que les passants, amusés par ces oiseaux colorés, s’adonnent volontiers au nourrissage de ceux-ci lors de leurs promenades.

Perruches à collier
On estime leur nombre à 2000 environ à Marseille, elles auraient doublé en 2 ans. Les perruches à collier sont vertes et bruyantes. Très jolies mais pas si sympa que ça. Avons rencontré une chercheuse qui les étudie depuis des années - Nathalie Deumier , Alban Poitevin et VERGNAULT Alexandra

Une espèce envahissante


La perruche à collier s’adapte très vite à de nouveaux environnements : son bec rouge imposant lui permet de se nourrir aisément de graines et de fruits, parfois au détriment d’autres espèces de passereaux, plus petits. Ces oiseaux sont sédentaires et ne migrent pas ; leur résistance au froid leur permet de rester sur le territoire toute l’année. Ils s'installent ainsi de façon permanente dans les territoires occupés. Bien que parfois, cela soit plus compliqué.

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