VIDEO. Qui est Sébastien Delogu, le député marseillais qui a brandi un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale ?

Le député Nupes a été exclu 15 jours de l'Assemblée nationale ce mardi. Sébastien Delogu, élu depuis 2022 dans les quartiers nord de Marseille, est coutumier du verbe haut et des provocations.

"Il s'est rendu coupable de provocation envers l'Assemblée nationale", a estimé la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet. Sébastien Delogu a été exclu pendant 15 jours de l'Assemblée nationale après avoir brandi un drapeau palestinien dans l'hémicycle mardi 28 mai.

Le député de La France insoumise a balayé d'un revers de main la sanction avant même de la connaître. "Je [m'en] fous complètement", a-t-il ponctué, fidèle à ses positions fortes depuis son élection en 2022.  

France 3 Provence-Alpes vous présente ce député marseillais. 

Chauffeur de taxi la nuit

Né en 1987 d'un père chauffeur de taxi, et d'une mère vendeuse, responsable de la CGT locale et vice-présidente du conseil prud'homal d'Aix-en-Provence, Sébastien Delogu hérite autant du militantisme, que des racines arméno-italiennes. Il s’impliquera d’ailleurs personnellement dans le conflit au Haut-Karabagh en se rendant sur place en Arménie en octobre 2023 sur les traces des réfugiés avant de rencontrer des parlementaires arméniens. "Dans ce monde où la seule et unique boussole est l'argent, il n'y a plus de place pour le droit humain", s'était-il alors indigné sur BFM-TV.

Après une enfance à la cité Consolat dans le 15ème arrondissement de Marseille, il suit une formation dans la vente dans un lycée professionnel, obtient le brevet en candidat libre et commence à travailler à sa majorité comme vendeur de prêt-à-porter et agent de sécurité. Après la naissance de son premier enfant, il reprend des études.

La nuit, il est chauffeur de taxi. En 2016, il se bat contre l'"ubérisation" du métier de taxi. C'est lors de ces luttes qu'il fait la connaissance de Danielle Simonnet, oratrice de la France insoumise. 

Député depuis 2022

Après être passé un temps au Parti communiste, l'Insoumis s'engage auprès de Jean-Luc Mélenchon lors des Législatives de 2017, puis lors de la campagne présidentielle de 2022. Il se présente alors comme "le chauffeur occasionnel de Jean-Luc Mélenchon"

En juin 2022, Sébastien Delogu est élu député Nupes de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône avec 64.68% des voix. Il devient l'un des 5 députés provençaux de la Nupes qui siégeront pour la première fois à l'Assemblée Nationale.

Le militant marseillais qui se décrit comme un "député des quartiers nord", n’est pas un tiède. Depuis ses premières années militantes, il a régulièrement pointé le délabrement des écoles marseillaises, notamment en organisant une opération de rénovation de l'établissement de sa fille à coups de pots de peinture. Il a également dénoncé la pollution générée par les bateaux de croisière sur la santé des habitants des quartiers nord de Marseille. En 2023, il est vice-président de la Commission d’enquête relative aux révélations des Uber Files : l’ubérisation, son lobbying et ses conséquences.

Habitué des coups d’éclats

Au-delà de ses positions politiques, le député insoumis est connu pour ses coups d’éclats. 

Mi-mai, il se filme en train de piétiner un tract électoral de la "Gauche unie pour le monde du travail" à Marignane dans les Bouches-du-Rhône. La section communiste de la ville condamne en retour "l’attitude provocatrice de cet élu de la République"

En novembre 2023, il crie "racistes" en plein hémicycle lors d’une intervention de la LR Michèle Tabarot en faveur de la dénonciation de l’accord entre la France et l’Algérie sur l’immigration. Il sera sanctionné et perdra 25% de son indemnité mensuelle pour cette invective.

Le 25 juin prochain, il sera jugé pour violences volontaires après une plainte de deux membres d’un lycée marseillais.  Le 10 mars 2023, en plein mouvement de contestation de la réforme des retraites, Sébastien Delogu se rend au lycée Saint-Exupéry, dans le 15ᵉ arrondissement, où des lycéens bloquent leur établissement. Sur place, la situation est tendue. Des membres de la direction du lycée s'opposent au blocus et le ton monte. Un peu plus tard dans la journée, un proviseur adjoint et une conseillère principale d'éducation portent plainte. Ils auraient reçu des coups de pieds de la part du député. Le député Nupes a toujours catégoriquement nié les faits qui lui sont reprochés, il affirme s'être interposé pour "protéger l'intégrité physique des lycéens".

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