1000 signatures de soutien en trois jours pour La Marseillaise, placée en liquidation judiciaire

La Marseillaise, le quotidien régional, a été placé en liquidation judiciaire le 13 juillet dernier. Le tribunal de commerce lui laisse trois mois de répit pour trouver un éventuel repreneur. Pendant ce temps, le soutien s'organise. 1000 signataires en trois jours se sont mobilisés.

 

La société éditrice de La Marseillaise, les éditions des Fédérés, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille le 13 juillet dernier.
La société éditrice de La Marseillaise, les éditions des Fédérés, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille le 13 juillet dernier. © VaLérie Vrel/maxppp
En seulement trois jours, 1000 signataires ont répondu présent et ont montré leur soutien au quotidien La Marseillaise, placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille depuis le 13 juillet dernier.

Une mobilisation et un soutien rapides dont les premiers signataires sont Robert Guédiguian, réalisateur producteur et scénariste et Marcel Thomazeau, ancien dirigeant de La Marseillaise.  

Crise économique et sanitaire

La Marseillaise était tout juste en train de sortir la tête de l'eau après deux redressements judiciaires en 2014 et 2016 et une réduction drastique des effectifs, mais la pandémie et le manque de recette a eu raison de son fragile équilibre budgétaire. 

Un arrêt brutal

"Du jour au lendemain, les ventes en kiosques, la publicité, les annonces légales se sont arrêtées. Nous n’avions plus la trésorerie pour faire face à nos charges",  explique Jean-Marc Béhar, président de la SAS des Editions des Fédérés, société éditrice de La Marseillaise.

La société a été placée en liquidation judiciaire le 13 juillet dernier par le tribunal de commerce de Marseille.

"Notre société, grâce au travail de tous, amorçait son redressement, elle restait fragile économiquement et la crise sanitaire nous a frappés au plus mauvais moment", reconnaît Jean-Marc Béhar.

Le journal existe depuis 1943. Selon lui, les éditions avaient réussi à retrouver l'équilibre, avec un déficit qui est passé de 1,2 million d'euros en 2018 à 55.000 euros en 2019, avec notamment un nombre de lecteurs en hausse de 15%.

Un sursis 

La société éditrice a maintenant trois mois pour trouver un repreneur. Pendant ce temps, "le tribunal de commerce nous autorise à fonctionner, le temps qu’un ou plusieurs repreneurs se signalent", indique Jean-Marc Béhar.

Pour la pluralité de la presse, le journal doit continuer, les confrères sont unanimes et soutiennent les salariés de La Marseillaise. Les salariés travaillent "aux éditions à venir et se projettent dans l'avenir" indique la rédaction.
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