Témoignages. "Si on doit escalader des grilles, on le fera" : les Marseillais bien décidés à assister à Benfica-OM avec ou sans autorisation

Publié le Écrit par Mélanie Philips

Le SL Benfica, club qui affronte l'OM en quart de finale de l'Europa Ligue, a annulé les billets des supporters marseillais. Plus de 1 000 supporters sont déjà sur place, et d'autres ont maintenu leur déplacement. Espérant un nouveau revirement de situations.

À 48 heures du quart de finale d’Europa Ligue qui opposera Benfica à l’Olympique de Marseille, le club portugais a pris mardi 9 avril la décision d’annuler les billets des supporters marseillais. Ce coup de théâtre intervient en réponse à l’arrêté pris par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône interdisant la venue des supporters lisboètes pour le match retour le 18 avril prochain. Mais les supporters marseillais n'envisagent pas de renoncer à la rencontre.

Sur place, déjà plus de 1 000 supporters ont pris leurs quartiers à Lisbonne. C’est le cas d’Antoine, qui est arrivé dans la soirée du 9 avril, avec un ami. "On comprend la décision de Benfica qui réagit par principe de réciprocité. C’est la préfecture [de police] des Bouches-du-Rhône qui est en tord à 100%, c’est incompréhensible", développe-t-il. Pour lui, cette décision est difficilement acceptable à quelques mois des Jeux Olympiques. Pour son premier déplacement en Europe, Antoine a dépensé entre 350 et 400 euros pour le transport, l’hébergement et la place, et a posé trois jours de congés. "Si je ne rentre pas dans le stade jeudi, je risque d’être un peu déçu", avoue-t-il.

L'espoir que les choses changent 

Comme Antoine, de nombreux supporters ont encore espoir que les choses changent et qu’ils puissent assister au match. Les South Winners encouragent d’ailleurs les cars de supporters à se rendre sur place malgré le fait que le club portugais "exhorte les supporters de Marseille à ne pas se rendre au Portugal". Rayane fait partie de ces supporters qui vont monter dans un bus.

"On pose des jours de congés, on dépense des centaines d’euros, c’est notre passion. On y va pour leur montrer qu’on ne se plie pas à leurs règles." Lui aussi, comprend la décision du SL Benfica, mais pas celle du préfet de police des Bouches-du-Rhône. "On en a marre que ce soit toujours la même chose, que les déplacements de supporters soient interdits. Ils ne comprennent pas ce que peut représenter le foot en France, et surtout à Marseille", insiste-t-il, las de cette mauvaise image qui colle à la peau des supporters.

"On ira au stade quoi qu’il arrive"

De son côté, Grégory est membre d’une section des Dodger's, la section "OM Centre" basée à Orléans. Pour chaque match, ils effectuent les déplacements pour chacun des matchs de l’Olympique de Marseille, y compris lors de déplacements européens. Ils prendront la route ce soir à 20 heures, avec un minibus qu’ils louent. "On y va dans l’espoir que les choses bougent. On a engagé des frais dans la location du véhicule et des places, explique-t-il. 

Il y a une colère chez tous les groupes d'être traités comme des moins que rien. On a pris des congés, investi de l'argent et il n’y a aucune prise en compte de tout ça.

Grégory, supporter de l'OM

à France 3 Provence-Alpes

Les supporters marseillais ont prévu de se rassembler, et ce même si l’annulation des places est maintenue. Pour Antoine, maintenir cette interdiction n’est pas une bonne idée. "Il y aura beaucoup plus de problèmes, avec un dispositif de sécurité qui ne serait pas, ne sera pas à la hauteur". Des propos que Gregory soutient : "On ira au stade quoi qu’il arrive. On ne va pas se mentir, ça va jouer des coudes… Si on doit escalader des grilles, on le fera", affirme le supporter.

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