VIDEO. Marseille et Gênes, des villes qui battent des records de pollution de l'air, pourquoi ?

Lorella et Alex ont enquêté pour comprendre d'où vient la pollution à Marseille et à Gênes. / © France Télévisions
Lorella et Alex ont enquêté pour comprendre d'où vient la pollution à Marseille et à Gênes. / © France Télévisions

On étouffe à Marseille, on tousse à Gènes. Les deux villes battent régulièrement des records de pollution de l'air. La faute aux vieux bus et aux embouteillages ? Pas seulement, la réponse serait plutôt du côté des ports. Lorella et Alex, nos jeunes reporters des Haut-Parleurs ont mené l'enquête.

Par Karine Bellifa

Marseille est la seconde ville la plus polluée de France. Avec sa voisine italienne, Gênes, la cité phocéenne bat régulièrement des records de pollution. Gênes et Marseille, deux grandes villes portuaires, qui doivent aujourd'hui lutter contre cette pollution chronique. 

Un ciel jaunâtre au-dessus de la mer

Alex vit à Gênes, il remarque très souvent un ciel jaunâtre à l'horizon. Cette situation inquiète ce jeune reporter des Haut-Parleurs, il est allé à la rencontre d'un épidémiologiste pour mieux comprendre ce phénomène. 
Valerio Gennario explique :

Cela dépend où tu vis. Les zones péri-portuaires sont problématiques, elles sont souvent les plus polluées. J'ai découvert des taux de décés anormalement élévés à Valpolcevera, le quartier où le pont s’est écroulé.

Un taux de mortalité supérieur à celui relevé à Taranto dans le sud de l'Italie. Ville où il y a une usine ArcelorMittal. C'est une zone dans laquelle beaucoup d’Italiens ont été touchés par des cancers, des tumeurs, des malformations. Le quartier de Gênes dépasse 100 jours par an la norme acceptable de PPM (partie par million), le seuil maximum de particules imposé par l’Union européenne. 
 
Marseille, Gênes, des villes à couper le souffle
On étouffe aussi à Marseille. Lorella a sollicité l'avis d'Astrid Randon, la coordinatrice de la fédération "l’air et moi" :

Il y a la pollution chronique qui est dûe à l’utilisation des voitures et une pollution ponctuelle quand on a des fortes chaleurs, ce sont des pollutions à l’ozone qui entraînent directement des hospitalisations.

"On respire 15 000 litres d’air par jour (jusqu’à 10 fois plus lors d’une activité sportive), c’est très important de protéger la qualité de notre air" ajoute Astrid Randon.
Marseille a pris pour la première fois cet été des mesures de restriction de la circulation en cas de pic de pollution cet été, seules les voitures avec la vignette Crit'ai 3 peuvent circuler dans ces cas-là.

A côté de cette pollution automobile, les villes portaires de Gênes et Marseille subissent celles des bateaux de croisière qui laissent leurs moteurs allumés en continu. A Gênes, les émissions du port représentent 60% des émissions totales, donc plus que la circulation automobile.

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