VIDEOS. Attaques de convois, prises d'otages... L'Eris dévoile ses techniques d'interventions musclées au stade Vélodrome

Un homme armé au stade Orange Vélodrome de Marseille, un autre plaqué au sol, des drones survolant le ciel. L'équipe régionale d'intervention et de sécurité de Marseille fêtait ses 20 ans, mercredi. L'occasion de faire une petite démonstration.

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Une scène spectaculaire au stade Orange Vélodrome de Marseille. Un homme descend en rappel de 50 mètres pour en interpeller un autre, qui est armé, mercredi 20 décembre. Un voleur ? Loin de là... Il s'agissait d'une démonstration de l'Équipe régionale d'intervention de sécurité de Marseille, l'Eris, qui fête ses 20 ans.

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Des membres de l'ERIS descendent en rappel pour interpeller un homme armé. ©Xavier Schuffenecker

"Vous avez vu ce qui pourrait arriver sur différentes missions lors d'un transfert, d'une attaque de convoi, sur les colonnes d'assaut. Là, c'était un individu armé, mais on peut très bien aller chercher un individu dans une cellule qui est retranché", explique à France 3 Provence-Alpes un des membres de ces forces de l'ordre spécialisées, cagoulé pour préserver son anonymat.

Des unités spécialisées dans le milieu pénitentiaire

À Marseille, 46 hommes font partie de cette unité régionale sur 363 agents à travers la France. Tous sont à l'origine des surveillants de prison. Ceux qui le souhaitent peuvent faire partie de l'Eris, après sélection à la suite à de tests physiques. Ils interviennent uniquement dans le milieu pénitentiaire. 

"Nous, on est mieux entraînés, mieux équipés que les surveillants d'établissement pour intervenir sur ce domaine", poursuit l'agent.

Leurs missions sont diverses. Ces agents peuvent intervenir en cas de mutinerie, de prise d'otage, lors de mouvements collectifs, de transferts ou encore pour de fouilles sectorielles.

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Un homme au sol est plaqué par des membres de l'ERIS au stade Vélodrome. ©Xavier Schuffenecker

Et ce métier demande une grande disponibilité, comme nous le confirme un des membres de l'Eris 13 : "Il faut avoir un esprit d'équipe, de la cohésion, de la disponibilité. Parce qu'on est mobilisables 24 h sur 24 quand on est d'astreinte, une semaine sur deux. Donc, au niveau familial, cela nécessite de l'organisation."

Une force dissuasive

Pour Laurent Ridel, directeur de l'administration pénitentiaire, ces forces de l'ordre sont "centrales" pour la sécurité des agents, des détenus et des établissements. "Actuellement, dans la plupart des cas, il suffit que les détenus voient les Eris pour que les choses se terminent dans le calme, assure-t-il. On se demande comment nous faisions auparavant."

En 2023, les Eris de Marseille ont effectué 480 missions. La majorité de leurs interventions s'agissait de transferts de détenus.