Dealer à Marseille : un métier qui requiert quelques compétences

On peut aussi indiquer le chemin pour accéder au lieu de vente (la faute d'orthographe démontre le langage codé.)
Photo d'illustration, cité La Courneuve, en région parisienne. / © NATHALIE PERRIER / PHOTOPQR/LE PARISIEN
On peut aussi indiquer le chemin pour accéder au lieu de vente (la faute d'orthographe démontre le langage codé.) Photo d'illustration, cité La Courneuve, en région parisienne. / © NATHALIE PERRIER / PHOTOPQR/LE PARISIEN

A chaque métier ses compétences. Celui de vendeur de drogue est interdit par la loi mais n'échappe pas à la règle. Le dealer, même débutant, doit être physionomiste. Petite histoire à la cité Font-Vert, ce mardi à Marseille, qui démontre l'importance de cette compétence.

Par Nathalie Deumier

23 heures, cité Font-Vert, 14ème arrondissement de Marseille. Il fait nuit noire, certes, lorsque un équipage de la BAC entre dans un hall d'immeuble. Un adolescent est posté là. Il leur propose d'acheter de la drogue. "Volontiers", ont probablement répondu les policiers. 180 grammes de cannabis, 110 € et le livre de comptes (pour un futur contrôle fiscal) sont alors "collectés". Le jeune homme est placé en garde-à-vue.

Les choufs aussi doivent être physionomistes

Avant de se trouver face à ce vendeur âgé de 15 ans, les 3 policiers de la BAC ont franchi plusieurs barrages. Ceux qu'on appelle les "choufs" sont les guetteurs placés autour et dans les cités, chargés de repérer tout intrus, et plus particulièrement l'arrivée de la police. Les policiers sont passés devant eux sans être reconnus. Les filtres n'ont pas fonctionné. Pourtant, ils passent régulièrement dans le quartier et devraient être "connus comme le loup blanc". Ont-ils eu affaire à une équipe de remplaçants pendant les vacances scolaires ?


Un problème de recrutement ?

Certains dealers se font interpeller, d'autres se reconvertissent, il faut bien les remplacer. C'est un constat de la police : les jeunes vendeurs de drogue ne sont pas toujours très qualifiés. Celui qui s'est fait interpeller ce mardi soir risque d'être licencié par son patron. Nous lui conseillons de changer de voie et de reprendre ses études.  
   

A lire aussi

Sur le même sujet

Le berger de Caussols devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes (06)

Près de chez vous

Les + Lus