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Kiss and Cry, l'infiniment petit sur la scène du théâtre de La Criée à Marseille

Sacré meilleur spectacle de danse par les prix de la critique en 2011, Kiss & Cry pose enfin ses valises à Marseille, au théâtre de La Criée pour deux jours encore ce vendredi soir et samedi. Devenu un objet culte, ce spectacle expérimente avec fantaisie un genre bien à part : la nanodanse.
© Maarten Vanden Abeele

En tournée mondiale depuis sa consécration en 2011, cet ovni théâtral, bijou de poésie et d’inventivité, fable universelle où l’humanité dans son entier tient dans un mouchoir de poche est signé d'un trio sacrément doué : Jaco Van Dormael, cinéaste, Michèle Anne De Mey, chorégraphe et Thomas Gunzig, écrivain. 

Entrer dans le "Nanomonde", c’est regarder la matière à très petite échelle. Une décomposition extrême qui permet de comparer l’exploration de l’infiniment petit à celle de l’infiniment grand, cette fois au cœur de la matière Danse. "Rien n’est grand ou petit que par comparaison" disait Gulliver en arrivant à Brobdingnag.

Deux mains, un écran, quelques caméras et voilà que, sous nos yeux ébahis, se danse le bal de la vie. Un singulier et merveilleux pas de deux, aux confins de la danse, du théâtre d’objets et du cinéma.

Un extrait tourné par Le CENTQUATRE (104) : 



MICHÈLE ANNE DE MEY ET JACO VAN DORMAEL - KISS... par le_cent_quatre

Illusionisme et illusions d'optique


Sur scène, on fait du spectaculaire avec du tout petit. Utilisant à la fois la technologie - micro-caméras, projection sur écran, filmer en direct - et l’artisanal -décors et personnages de modèles réduits - ce spectacle se joue de la pesanteur en travaillant sur le monde du dessus et du dessous... Intempéries miniatures, grands ballets aquatiques revus à l’échelle de dix doigts.

Kiss & Cry met le spectateur face à l’envers du décor. Sur scène, la caméra révèle des petits mondes cachés, la danse des doigts, des personnages miniatures chevauchant une tortue géante. Les doigts danseurs traversent avec agilité des mondes ludiques. L’index est boiteux, le pouce fait bande à part."

expliquent Jaco Van Dormael et Michèle Anne De Mey et d'ajouter : "Chaque univers en contient un autre plus petit. Les miniatures sont le miroir de notre monde, avec la force satirique et le pouvoir d’abstraction que crée la distorsion des échelles".

Ce spectacle, invité par le théâtre de La Criée se joue jusqu'au 18 avril. 

Durée du spectacle 1h20

Le site du théâtre national de La Criée
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