A Marseille, une association aide les "chibanis", les anciens travailleurs maghrébins

Pour la première fois dans l'histoire, une administration française, la SNCF, est condamnée à verser des indemnités aux travailleurs maghrébins qu'elle avait embauchés dans les années 1970. A Marseille, une association tente de venir en aide à ces "oubliés" de la société.

Ils sont près de 4.000 anciens travailleurs marocains, aujourd'hui devenus des "chibanis" (cheveux blancs en arabe). Presque tous sont à la retraite aujourd'hui, et ils viennent de remporter un procès contre la SNCF, condamnée pour « discrimination dans l’exécution du contrat de travail » et « dans les droits à la retraite ». Tous avaient travaillé comme cheminots dans les années 70 pour l'entreprise du rail.
Ils vont désormais pouvoir toucher chacun entre 150 000 et 230 000 euros de dommages et intérêts.

Les chibanis sont nombreux en France. Ces anciens travailleurs étrangers n'ont pas su défendre leurs droits pour la plupart durant leurs années de travail.

L'AMPIL, l'Action Méditerranéenne pour l'Insertion par le Logement basée à Marseille tente de leur venir en aide, pour défendre leurs droits à la retraite.
durée de la vidéo: 01 min 47
Les chibanis, des "oubliés"
Intervenants : Kader Atia - Action Méditerranéenne pour l'Insertion par le Logement et Sabah Bekeira - Action Méditerranéenne pour l'Insertion par le Logement


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