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Pollution : un "super site" de surveillance de l'air à Marseille

A Marseille, un "super site" de surveillance de la qualité de l'air a été inauguré ce jeudi à par Air Paca, alors que la cité phocéenne est en alerte
à la pollution aux particules fines depuis deux jours et le sera encore vendredi.
© Maxppp/ SOLLIER Cyril
Marseille est en alerte à la pollution aux particules fines depuis deux jours et le sera encore demain.  C'est justement ce jeudi qu'un "super site" de surveillance de la qualité de l'air a été inauguré par Air Paca et l'université d'Aix-Marseille.

Grâce à ces nouveaux instruments, les chercheurs pourront affiner leur connaissance des polluants de l'air, et notamment tracer leur origine. Selon une étude publiée par l'Institut national de veille sanitaire en 2015, Marseille avait le taux moyen annuel de particules fines par m3 le plus élevé de France (31,8µg/m3) devant Lille, Paris arrivant en septième position.

Marseille, "hotspot" de pollution


Marseille enregistre cependant moins de pics de concentration de particules fines, ce qui la place moins souvent en situation d'alerte, selonle directeur d'Air Paca, Dominique Robin. "Si l'on se réfère aux critères fixés par l'OMS, 90% de la population de la métropole
est soumise à un seuil qui dépasse les normes recommandées",
assure-t-il. Selon Nicolas Marchand, maître de conférence à l'université Aix-Marseille, qui définit Marseille comme un "hotspot" de pollution, notamment à cause du soleil et des vents marins : "Sous le panache des émissions industrielles, de nombreux panaches de particules ultra-fines sont ramenées par la brise de mer."
Pour le chercheur, l'origine de ces particules - les industries du golfe de Fos-sur-mer et le trafic maritime - ne fait aucun doute.

Mieux cerner les particules dangereuses 


Les instruments inaugurés jeudi, et notamment le spectromètre de masse numérique, permettront de cerner au mieux la composition chimique des particules, notamment les ultrafines qui passent sous les radars de la surveillance réglementaire alors qu'elles sont les plus dangereuses pour la santé, car elles peuvent pénétrer directement dans les alvéoles des bronches.


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