Restes humains découverts dans le Tarn : un ancien truand marseillais identifié

Les restes humains retrouvés le 25 janvier à Saint-Benoît-de-Carmaux (Tarn) sont ceux de Roger Memoli, un homme condamné dans l'affaire dite de "la guerre des cliniques de Marseille".

Roger Memoli en 2004 lors du procès de la guerre des cliniques à Marseille.
Roger Memoli en 2004 lors du procès de la guerre des cliniques à Marseille. © Maxppp
Roger Memoli avaotr disparu depuis juillet 2016. L'identification des restes humains découverts le 25 janvier à Saint-Benoît-de-Carmaux (Tarn) a été réalisée
sur de l'ADN prélevé par le Laboratoire de la police scientifique de Toulouse dans les os des jambes et du bras retrouvés dans un bidon d'acide.

Les restes de l'ancien truand marseillais, condamné dans l'affaire dite de la guerre des cliniques de Marseille, ont été découverts au domicile d'Yves Costamagno, à la suite du décès de mort naturelle de celui-ci. Surnommé "Le Marseillais", ce dernier avait passé 23 ans en prison pour "des faits d'assassinat".

Les deux hommes s'étaient croisés à la centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) et Memoli, à sa sortie de détention en 2015, s'était installé à 20 km de M. Costamagno.

Condamné pour deux meurtres à Marseille

M. Memoli avait été condamné en 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 18 ans de sureté pour avoir été l'exécutant de deux meurtres à Marseille sur
fond de juteux intérêts financiers. Léonce Mout, propriétaire de la Polyclinique du Nord avait été abattu le 18 mai 1988 d'une décharge de fusil de chasse alors qu'il quittait son établissement au volant de sa voiture.  Le 16 janvier 1990 Jacques Peschard, maire du 7e arrondissement de la cité phocéenne avait lui aussi été tué avec un fusil de chasse au moment où il sortait d'un restaurant.

Désigné par un ancien de la French Connection, Roger Memoli avait reconnu son rôle dans ces assassinats avant de se rétracter. Dans cette affaire, au total cinq hommes sur les six présents sur le banc des accusés avaient été condamnés: deux pour avoir été les commanditaires (14 ans de réclusion criminelle), deux pour complicité car ils avaient été les chauffeurs (5 ans) et Memoli comme l'unique exécutant.

L'enquête est menée par le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers