Adolescent décapité à Tarascon : l'autopsie révèle les causes de la mort

L'identité de l'adolescent tué dimanche n'est pas encore connue avec certitude. L'autopsie du corps est toujours en cours. L'enquête permet cependant de savoir qu'il habitait le quartier et qu'il avait 13 ans.
Rue Lubières, dans le centre-ville de Tarascon, où l'adolescent a été tué
Rue Lubières, dans le centre-ville de Tarascon, où l'adolescent a été tué © Sylvie Garat / FTV

L'autopsie révèle des coups portés à la tête de l'adolescent. Ces coups sont la cause de la mort du garçon, selon le procureur de la République de Tarascon, Laurent Gumbau.

L'adolescent est décédé "d'un trauma crânio-cérébral --un ou des coups violents à la tête par un instrument sans doute lourd et contondant", précise le procureur. 

"L'autopsie est toujours en cours et les analyses génétiques qui permettront de confirmer l'identité de la victime seront disponibles mercredi ou jeudi".

L'adolescent a été décapité probablement juste après ce ou ces coups mortels. Le corps présente également une perforation cardio-pulmonaire, sans doute provoquée par une arme blanche. Une plaie non mortelle, selon le magistrat.

Le travail mené en parallèle par les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille permet de penser que le garçon âgé de 13 ans venait de fuguer d'un foyer et qu'il vivait dans ce quartier. La piste a été privilégiée dès le début, les analyses génétiques permettront de la confirmer ou l'infirmer.

Une fois l'identité de la victime connue, Laurent Gumbau se dessaisira de ce dossier pour le transmettre au pôle criminel et au parquet d'Aix-en-Provence, qui ouvrira une information judiciaire pour homicide volontaire.

Le parquet d'Aix-en-Provence est déjà en charge de l'autre volet de cette affaire : la mort de l'auteur présumé des faits, un homme de 32 ans locataire de l'appartement.

L'enquête sur la victime retrouvée dans l'appartement a été confiée à la police judiciaire, celle sur la mort du meurtrier présumé a été transmise à l'IGPN, la police des polices.

La police recherche un fugueur et trouve une scène de crime

La semaine dernière, les policiers de Tarascon cherchent un Marseillais fugueur âgé de 13 ans. Le jeune signalé par un voisin pourrait éventuellement correspondre au profil. Lorsqu'ils arrivent dans l'appartement, 41 rue Lubières, ils trouvent le corps d'un adolescent décapité. 

"Le corps retrouvé peut correspondre à celui de ce mineur", déclare Laurent Gumbau, procureur de la République de Tarascon, en soulignant que si des lambeaux de chair ont été arrachés de son corps, il est "impossible dans l'état actuel des faits de confirmer l'hypothèse de l'anthropophagie".

Rumeurs les plus folles

Cette précision vient probalement du fait que des rumeurs circulent sur cette affaire déjà particulièrement glauque. Rumeurs d'anthropophagie et de satanisme. 

Juste après la découverte du corps de l'adolescent, des voisins préviennent les policiers que le locataire du logement a fui par les toits. Autour de 2h30, les enquêteurs le retrouvent dans la rue. Un policier, adjoint de sécurité, lui tire dessus, une seule balle. A priori, il n'était pas armé. Ces circonstances restent à déterminer, selon le procureur de Tarascon. Les pompiers tentent de le sauver mais l'homme décède sur place.

La police judiciaire de Marseille est saisie de l’enquête, l’IGPN (surnommée police des polices) est également saisie pour le tir du policier.

Ce mardi, les deux corps sont autopsiés. Dans l'attente des résultats, un lien formel ne peut pas encore être établi entre la victime retrouvée dans l'appartement de Tarascon et le locataire de celui-ci, insiste le procureur.

Lucien Limousin, maire de Tarascon, connaît le meurtrier présumé. Agé de 32 ans, il inquiète tous ses voisins. Des tags dans toute la ville, des cris, il a même jeté un cocktail molotov dans la rue. 

Le maire de Tarascon, Lucien Limousin, dans son bureau
Le maire de Tarascon, Lucien Limousin, dans son bureau © Fares Arbaoui / FTV

Le 10 juillet dernier, il est placé en garde-à vue et examiné par un médecin psychiatre. Considéré comme dangereux pour lui et pour les autres en raison de son instabilité psychique, il est "interné d'office".

Interné 8 jours en psychiatrie 

C'est la mairie qui signe cet arrêté d'admission en soins psychiatriques sans consentement à l'hôpital d'Arles. Le maire de Tarascon se demande pourquoi il est sorti 8 jours après son admission, si l'homme est parti librement ou s'il s'est enfui de ce service.

Le procureur de Tarascon nous donne la réponse : il était en fin de séjour, son hospitalisation d'office a été levée juste avant le drame. 

 

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