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CARTE INTERACTIVE. Les enjeux des départementales en Provence-Alpes

Quel est le rapport de force en Provence-Alpes à la veille des élections départementales des 22 et 29 mars prochain ? Cliquez sur notre carte interactive pour connaître l'état des lieux des conseils généraux sortants et les enjeux dans chaque département. 

© France 3 Provence-Alpes
La gauche qui compte actuellement 98 conseillers généraux détient les présidences des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. La droite comptabilise 82 élus et tient les commandes des départements du Var et des Hautes-Alpes. Le FN a deux conseillers élus, l'un dans le Var, l'autre dans le Vaucluse, deux départements cibles de Marine Le Pen, où il ambitionne de ravir les présidences. Mais dans le Vaucluse, le Front national est concurrencé par la Ligue du Sud du maire d'Orange qui a elle aussi deux élus à l'assemblée départementale. 

Bouches-du-Rhône

Elu depuis 1998 sous l'étiquette PS, Jean-Noël Guérini a rompu avec les socialistes qui voulaient l'exclure. Pour ce scrutin, il se représente avec son nouveau parti La Force du 13. Pour la première fois depuis longtemps, l'UMP menée par Martine Vassal voit en 2015 une opportunité historique de ravir enfin le département à la gauche. Enjeux : les accords du second tour à gauche, alors que le PS a déjà annoncé qu'il préfère voir Jean-Noël Guérini réélu plutôt de donner la victoire à la droite et la fronde des élus du département contre Grande Métropôle qui divise au-delà des clivages politiques.

Var 

Horace Lanfranchi, président depuis 2002, est âgé de 80 ans et ne se représente pas. Quel candidat l'UMP désignera-t-elle pour lui succéder ? Pas encore de réponse. Dans ce département, ancré à droite depuis 1985, la gauche redoute de ne pas figurer au second tour. Dans la tourmente, un homme avance sûr de lui. C'est Frédéric Boccaletti. A la tête de la première fédération FN de France, il rêve d'offrir à son parti son premier département, comme un sésame pour les prochaines régionales.

Vaucluse

La gauche portée par Claude Haut, président depuis 2001, se prépare à une bataille serrée pour faire barrage au FN qui a fait du Vaucluse sa terre d'élection. Le département a voté à 36,4% pour le parti de Marine Le Pen en mai 2014 lors des européennes. Mais les frontistes risquent de pâtir comme aux sénatoriales de la concurrence de la Ligue du Sud du maire d'Orange, qui sera présente dans la moitié des 17 cantons.

Alpes-de-Haute-Provence


Successeur de Jean-Louis Bianco à la présidence en 2012, le député Gilbert Sauvan, 58 ans, se représente. Largement majoritaire avec 24 conseillers contre 6 à la droite, le PS devrait conserver son avantage face à une droite fragilisée par les candidatures dissidentes dans plusieurs cantons, dont celui du président départemental de l'UMP, Michel Lanfranchi, 80 ans, candidat dans le canton de l'Ubaye.

Hautes-Alpes 

Elu après le décès du sénateur Jean-Yves Duserre fin décembre 2014, Michel Roy, 69 ans, ne se représente pas. Si la droite est divisée, elle se dit prête malgré tout à s'unir au second tour et la gauche a peu d'espoir de la mettre en difficulté. Depuis 1998, elle n'a tenu le département qu'entre 2004 et 2008 avec le DVG Auguste Truphème. En 2015, elle peine à trouver des candidats. Ainsi à Guillestre, les candidats du binôme UMP, seuls en lice, sont sûrs de gagner. A suivre cependant la candidature de la député et conseillère municipale de Gap Karine Berger, qui n'exclut pas de se présenter à la présidence en cas de victoire de son camp. 

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